Eh oui, c’est un sujet de science. Le sujet est plus profond qu’il n’y paraît : les chercheurs rappellent que l’origine du concept : c’est un visage sans sourire, sans expression, une attitude de retenue que certains historiens ont attribué aux esclaves américains, obligés de masquer leurs émotions pour préserver leur dignité. Les personnes les plus cool ne sont pas les plus gentilles, ni les plus bienveillantesEt cela dit quelque chose de notre société.

Car la découverte des chercheurs, c’est que cette définition du cool est universelle. Que ce soit en Espagne, au Chili, en Allemagne, en Turquie, au Nigéria, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, mais aussi en Chine, en Corée du Sud… Les chercheurs s’attendaient en particulier à des différences entre les cultures orientales et occidentales. Cette perception s’est uniformisée. Partout on est d’accord sur ce que ça signifie « être cool », et on a tendance à le valoriser.

Parce que oui, être cool, c’est aussi être puissant.