Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Le compte à rebours final est lancé. Mardi 18 août, la porte des étoiles, le sas de la station spatiale, s'ouvrira pour Sophie Adenot. Il sera pour nous l'heure terrestre en France, 14h30. En ce moment même, elle termine d'enfiler son scaphandre. Il pèse 140 kg sur Terre. L'opération prend 1h30. Impossible de le faire seul, comme on peut le voir sur des images d'entraînement.

La mission consiste à réparer avec un équipier américain une antenne de transmission. 6h30 de travail à 400 km d'altitude et 28 000 km/h. L'exercice reste une aventure périlleuse. Jean-Luc Dauvergne, chef de rubrique au magazine "Ciel et Espace", explique : "On peut avoir des risques de collision avec des micrométéorites. Il faut savoir que la station va à 28 000 km/h.

"Une sortie extravéhiculaire dans des conditions extrêmes150 heures en piscine sur une maquette de l'ISS sont nécessaires avec le coach des astronautes, le Français Hervé Stevenin, qui propose aussi des exercices de réalité virtuelle avec un casque. Le coach prodigue à tous le même conseil à l'ouverture de la porte : ne pas regarder en bas, comme il explique : "On peut être impressionné en sortant du sas de voir la Terre à 400 km en dessous.

On est en apesanteur, donc en sensation de chute libre. Donc on recommande aux astronautes au départ de ne pas trop regarder, pas trop contempler le spectacle autour. De toute façon, ils sont concentrés sur leurs tâches. "Durant la sortie, il fera alternativement jour 45 minutes avec 120 degrés au soleil, puis nuit 45 minutes, moins 160 dans l'obscurité. Sophie Adenot sera la première Française et seulement la 24e femme de l'histoire à vivre cette fabuleuse expérience.