Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Il n'a pas encore la combinaison de l'astronaute, mais déjà le réflexe du moindre détail quand il inspecte sa machine avant d'embarquer. Arnaud Prost est pilote d'AWACS, un avion radar de l'armée. "C'est une façon de rentrer dans la mission aussi, de commencer à se concentrer, de prendre contact avec la machine et donc c'est un rituel qui est toujours important pour tous les pilotes. Je ne sais pas s'il faudrait faire le tour de l'avion d'une station spatiale, mais il y a des similitudes", confie Arnaud Prost.Car en plus de sa carrière de militaire, il se prépare avec l'Agence spatiale européenne, deux mois par an à Cologne, en Allemagne. S'il est un habitué des airs, son prochain défi se situe dans l'espace. Il a été choisi pour prendre place dans la nouvelle station spatiale commerciale, Haven-1. Mais avant d'en prendre la route, peut-être l'année prochaine... Il pilote un engin, surnommé le sous-marin du ciel.
Arnaud Prost explique : "Je pense que l'AWACS, c'est une sacrée école. Quand on fait une mission spatiale, quand on est astronaute, on n'est jamais seul, au contraire. Et donc j'avais à cœur de me former au contact, au travers de l'équipage, donc c'est la raison pour laquelle j'ai choisi l'AWACS."Une formation militaire avant de rejoindre l'espaceComme dans une station spatiale, ici chacun a un rôle bien précis. Ce jour-là, une mission d'entraînement. 10 km d'altitude, au départ de la base d'Avord, près de Bourges. À bord, le tempérament d'Arnaud Prost impressionne beaucoup le reste de l'équipage, comme le Commandant Alex, pilote et commandant de bord : "C'est l'élève type, modèle, enfin, parfait. Vous pouvez lui chercher des défauts, vous en trouverez moins."À 33 ans, Arnaud Prost est déjà ingénieur d'essai en vol, plongeur, pilote et astronaute. Une expérience qui lui permet d'être serein à l'approche de son nouveau défi, comme il raconte : "Je gère cette pression en ne me sentant pas trop seul et en me disant qu'il me reste du temps aussi pour travailler sur le programme d'essai dont j'aurais vraiment la responsabilité, pour travailler sur le programme scientifique pour qu'il soit le plus étoffé possible et puis pour représenter du mieux que je pourrais les intérêts de la France, de l'Europe dans cette aventure de l'exploration spatiale."Une future mission en pionnier pour un premier vol vers une station orbitale privée qui doit remplacer à terme la Station spatiale internationale.
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