Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Un travail minutieux dans le Var. Il faut éteindre les moindres petits retours de flammes que le vent et la canicule pourraient transformer en un nouveau brasier. Sur un terrain difficile d'accès et calciné, la Sécurité civile mène des opérations pour noyer et humidifier les points chauds. "On est là pour éteindre les flammèches et pour arroser les lisières depuis ce matin.
On soulage les pompiers sur des petits départs de feu ou des fumerolles. Si l'incendie n'a pas progressé, lundi 3 août, le feu n'est toujours pas fixé. Les pompiers craignent que les rafales de vent ne ravivent les flammes. Alors, pour anticiper, les forestiers sapeurs ont mené un travail de prévention au pied du massif : débroussailler 10 hectares de forêt pour couper l'avancée des flammes en cas de reprise. "On sait que mercredi et jeudi, le Mistral va tourner.
S'il n'y a pas un verrou qui est positionné là, tout le massif que vous voyez derrière est menacé. Le feu a détruit une quarantaine d'habitationsNicolas Martias, agriculteur, habite à quelques mètres de là. Il mesure l'efficacité de ces aménagements : "C'est beaucoup plus rassurant de ne plus avoir ces bandes". L'incendie, qui a démarré vendredi au Gros Bessillon, a déjà brûlé plus de 1 850 hectares et rasé une quarantaine d'habitations.
Pour la première fois depuis le 21 juillet, plus personne n'est évacué ou confiné lundi dans le Var.
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