Le feu des Landes qui a ravagé 1 700 hectares autour de la commune de Luglon est désormais fixé, annonce la préfecture lundi 17 août. Elle autorise la moitié des 650 personnes évacuées depuis jeudi à rentrer chez elles. Dimanche, une cinquantaine avait déjà pu regagner leur domicile à Garein, commune proche de celle de Luglon, où le feu a démarré jeudi. Les autres doivent encore attendre que la situation soit sure.

À lire aussi • Direct Incendie dans les Landes : le feu est "fixé", 250 évacués autorisés à rentrer chez eux, annonce la préfecture Ce petit geste du quotidien est un beau moment pour Philippe Dandy : il tourne la clé de sa porte d'entrée. "Moi, je viens de rentrer. On m'a annoncé que j'en avais le droit parce que j'habite à l'intérieur des panneaux de sortie de village, explique-t-il. Philippe, chanceux, en fait partie, lui qui attendait cela depuis deux jours.

Deux jours d'angoisse pour le retraité. "Je suis content parce que j'ai été évacué vendredi après-midi. Ça fait plaisir de rentrer à la maison. J'habite ici depuis des années, j'ai vu des incendies, mais comme celui-là, jamais. Une force terrible. Samedi soir, c'était la peur. On voyait derrière ces arbres-là une lueur rouge et c'était très près. Beaucoup d'habitants évacués se donnent rendez-vous dans la salle des fêtes de Garein.

Ils y confectionnent des repas et des casse-croûte pour les pompiers. Pendant que son mari vérifie leur maison, Monique Dandy veut continuer à se rendre utile. Les habitants de Luglon dans l'attenteSi le feu reste stable, comme dimanche, le préfet des Landes, Gilles Clavereul, envisage d'autres retours à Garein. Parmi, les habitants de Luglon, où l'incendie s'est déclenché, beaucoup sont hébergés en mobile-home dans la commune voisine de Sabres, comme Mélodie et sa famille.

La jeune femme se considère comme chanceuse et bien accueillie, mais le temps commence à devenir long. "Nos journées sont très lentes, très sédentaires. On fait des mots croisés, on essaye de faire des petits jeux de société, ce genre de choses. De plus en plus, elle pense à la maison où sa famille se retrouve tous les étés, qu'elle a maintenant hâte de retrouver.

"Très très hâte et un peu peur aussi de ce qu'on va retrouver, c'est un environnement qu'on connaît très bien, donc j'ai aussi un peu peur de l'image qu'on va retrouver", précise-t-elle.