À quelques kilomètres de Lège-Cap-Ferret, il y avait samedi 25 juillet encore beaucoup de fumée et de flammes. Un panache immense qui barre l'horizon et se déplace lentement vers la métropole bordelaise. Des flammes sont encore visibles dans la matinée du dimanche 26 juillet, dans la forêt de Marcheprime. Des pompiers mobilisés par centaines confient avoir arraché parfois une ou deux heures de sommeil dans le camion avant de repartir au combat contre l'incendie. À lire aussi • Direct Incendies en Gironde : le feu se trouve "à 15 kilomètres" de la métropole bordelaise mais une évacuation de la ville n'est "pas à l'ordre du jour" Mais dans une guerre, il faut du réconfort.
Le minimum vital : manger, boire et... un sourire. Celui de Sylvie Laloubère, conseillère municipale de Lège-Cap-Ferret, qui se démène depuis le début de l'incendie pour faire tourner le poste de ravitaillement qui jouxte le poste de commandement des pompiers. "On collecte tous les dons, les gens sont d'une incroyable générosité", décrit-elle, essoufflée à force de courir partout. "On fait comme un petit magasin, une épicerie. On range toutes les livraisons, on les stocke pour après être opérationnels", explique-t-elle, sans s'arrêter. "Quand les pompiers arrivent du feu, 'du chantier' comme ils disent, nous on va être opérationnels pour leur servir de la nourriture, petit déjeuner, repas, repas du soir", liste-telle.Un soutien logistique précieuxUn travail essentiel, pour des pompiers qui sont dans le combat et ont besoin de ce soutien logistique.
Sylvie Laloubère s'étonne : "Souvent, ils nous disent merci.
Et là je les regarde et je leur dis : mais merci à vous, surtout !
Et ils me disent : mais non, sans vous on n'est rien. Et là, les bras m'en tombent ! Chaque fois je me dis que ces pompiers ont une humanité incroyable", raconte-t-elle.À cette solidarité des habitants de la région pour ces pompiers qui se battent pour sauver ce que l'on peut sauver de leur territoire, Sylvie veut dire "Merci merci merci de votre générosité, de votre élan de vie. Merci, merci et merci aux pompiers", dit-elle en étranglant un sanglot. Elle raconte également son étonnement et son émotion après avoir croisé des pompiers venant de l'autre bout du pays, appartenant à "l'escadron Vosges- Alsace'". Des pompiers à proximité de la forêt de Marcheprime, le 26 juillet 2026 (BENJAMIN ILLY / FRANCEINFO / RADIO FRANCE) "Les pompiers, les habitants, tout le monde est dans cette dynamique d'amour, de vie, pour sauver un territoire, une région. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, mon cœur est touché", reconnaît-elle, de nouveau très émue. Quand les pompiers arrivent au poste de ravitaillement, ils sont "exténués. Ils sont rouges, ils ont les yeux injectés parce qu'irrités par les flammes. D'où les physiodoses qu'on donne aux bébés pour qu'ils puissent s'essuyer les yeux. Même s'ils sont exténués, ils sont là quoi", raconte Sylvie Laloubère, admirative."Ce sont des surhommes. Ils ne se demandent pas s'ils sont en forme ou pas, ils y vont." Sylvie Laloubère, conseillère municipale de Lège-Cap-Ferretà franceinfoLe soutien à l'arrière du front est important quand le front de l'incendie, lui, prend des proportions historiques. Elles ont largement dépassé celles de l'incendie de 2022, qui a déjà laissé toute une région traumatisée. Le témoignage de Sylvie Laloubère à Lège-Cap Ferret, recueilli par Benjamin Illy et Marc Garvenes écouter (3:51)

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