C'est le bilan le plus meurtrier depuis les accords conclus en juin, qui avaient permis une baisse des hostilités entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah. Des frappes israéliennes ont fait onze morts, dont des femmes et des enfants, samedi 15 août dans le sud du Liban .

En réaction, le Hezbollah a menacé Israël d'une "riposte appropriée" et exhorté le gouvernement libanais à mettre fin aux négociations "humiliantes" avec Israël.

L'armée israélienne a d'abord affirmé avoir ciblé une infrastructure du Hezbollah en réponse à une "attaque" contre ses soldats au Liban, puis indiqué avoir visé et tué un commandant du mouvement dans un "quartier général" du village d'Ansar, situé à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Le ministère libanais de la Santé a recensé sept morts dans cette frappe, "dont trois enfants et deux femmes". L'armée israélienne a confirmé une "allégation" selon laquelle "la famille de Hassan se trouvait avec lui", précisant qu'elle "n'était pas la cible de la frappe". Quatre personnes ont aussi été tuées et 17 blessées, "dont un enfant et 11 femmes", à Deir Zahrani, a indiqué le ministère, revoyant à la hausse un précédent bilan.

Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé la mort d'une "famille entière", y voyant un "message clair" pour l'avenir des négociations que le Liban mène avec Israël depuis avril, et dont un huitième cycle est prévu début septembre à Rome.

Les frappes israéliennes "devraient relancer les négociations et les rendre beaucoup plus sérieuses, et non produire l'effet inverse", a commenté auprès de l'AFP le porte-parole du Premier ministre israélien, Doron Spielman.

Le bureau de Benjamin Netanyahu a ensuite accusé le Hezbollah d'utiliser des civils comme "boucliers humains".