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A la Une de la presse, la réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères des pays arabes et musulmans convoquée ce mercredi par la Jordanie .
D'après The Guardian , Amman dit craindre une prise de contrôle israélienne "imminente" de l'esplanade des mosquées de Jérusalem – une initiative susceptible de "déclencher un conflit religieux", selon les autorités jordaniennes, inquiètes de l'"escalade des incursions soutenues par le gouvernement israélien d'extrémistes juifs sur l'esplanade des Mosquées en violation du traité de statu quo établissant que seuls les musulmans peuvent prier sur le site administré par la monarchie hachémite".
The Guardian , qui révèle aussi le montant astronomique des profits des grandes compagnies pétrolières ces trois derniers mois : 93 milliards de dollars, soit plus de 700 000 dollars de profit par minute. Selon les calculs du journal, c'est le montant amassé par les huit plus grandes compagnies pétrolières mondiales depuis que la guerre en Iran a fait flamber les prix de l'énergie, et alors que la crise climatique alimentée par les émissions de gaz à effet de serre provoque des vagues de chaleur meurtrières. Ces profits exceptionnels relancent les appels à faire payer aux géants pétroliers et gaziers comme Saudi Aramco et BP pour les dommages environnementaux causés par leur "exploitation de la misère humaine" et à financer une transition rapide vers les énergies renouvelables. "Des profits tellement obscènes que même Trump dit que c'est trop", dénonce le Morning Star . Le président des États-Unis déclare, en effet, "ne pas aimer" que les compagnies pétrolières gagnent "trop d'argent" grâce à la guerre en Iran et dit même vouloir qu'elles en "restituent une partie au public".
Dans la presse, également, les réactions à la réunion, mardi, des ministres de l'Intérieur de l'UE sur la crise migratoire à Ceuta . Après plusieurs jours de tension, les Européens ont joué l'apaisement et insisté sur le besoin de solidarité au sein de l'UE – un changement de ton accueilli avec soulagement en Espagne , où El Pais se réjouit de voir Bruxelles "serrer les rangs" autour de Madrid. Satisfaction aussi du Financial Times , qui salue cette "démonstration de solidarité", les critiques sur "l'approche libérale de Madrid en matière de migration" étant selon lui "contre-productives". Le Frankfurter Allgemeine Zeitung estime, lui, que "le gouvernement espagnol n'est pas responsable de l'afflux massif de migrants à Ceuta", mais que "les légalisations massives" qu'il a accordées "envoient un mauvais signal". Reste que l'UE est "toujours plus tentée de maintenir les migrants loin d'elle", de "durcir sa forteresse", selon journal suisse Le Temps , où le dessin de Chappatte rappelle que Giorgia Meloni , comme d'autres d'ailleurs, maintient sa position dure sur l'immigration : "Il faut virer ces gens qui n'ont rien à faire en Europe… les Espagnols", pour la présidente du conseil italien.
Le drame de Ceuta, qui a fait au moins 75 morts, selon l'Espagne, et dont les causes restent disputées. D'après Le Monde , "les messages et vidéos publiés sur les réseaux sociaux semblent avoir largement contribué à l'afflux de candidats" à l'immigration mais à ce stade, rien ne prouve, selon le journal, "qu'il ait pu s'agir d'une opération de déstabilisation", d'où qu'elle vienne. Ce n'est pas du tout l'analyse du site d'investigation espagnol The Objective , qui cite des sources marocaines en France , d'après lesquelles Fouad Ali El Himma, conseiller et ami du roi Mohammed VI , au point d'être surnommé "le vice-roi", serait "l'instigateur d'une opération" destinée à asseoir encore un peu plus son pouvoir "à moins de deux mois des législatives" au Maroc.
De l'autre côté du détroit de Gibraltar , le scénario est encore tout autre. Pour le site marocain Le Desk , la "ruée" vers Ceuta a été "déclenchée" par un arrêt du Tribunal suprême espagnol établissant que les personnes interceptées en tentant de rejoindre Ceuta par la mer ne pourraient pas être immédiatement renvoyées au Maroc . Le 360 , autre site marocain, dénonce, lui, un "assaut téléguidé" "depuis un nœud de commandement numérique localisé en Algérie ", qui aurait "méthodiquement instrumentalisé un écosystème de réseaux sociaux".
Un mot, pour terminer, d'une méthode peu ordinaire pour arrêter les automobilistes téléphonant au volant. Oubliez les radars et les contrôles routiers de papa. La Repubblica , le journal italien, rapporte que des policiers du New Jersey ont trouvé une méthode effectivement assez originale pour prendre en flagrant délit les contrevenants : se déguiser en buissons, recouverts de feuilles de la tête aux pieds. Une méthode qui semble faire ses preuves, puisque les pandores disent avoir dressé 74 contraventions en moins de six heures. A 200 dollars pour la première infraction, et davantage en cas de récidive, se faire prendre en téléphonant au volant, c'est comme les aiguilles de sapin : ça pique.
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