ZeroBytes, les pirates derrière le vol de données du fisc, ont affirmé à franceinfo avoir vendu les données dérobées, lundi 17 août, confirmant les informations de l'AFP. Ces déclarations restent invérifiables au moment où le gouvernement tient une réunion de crise. Selon le groupe, les fichiers ont été vendus pour "quelques milliers" d'euros à deux personnes. Il refuse d'en dire davantage sur les acheteurs. Franceinfo avait déjà échangé avec ZeroBytes il y a quelques jours.

Un hacker avait expliqué qu'il agissait en binôme, guidé par l'appât du gain, car ces données se revendent à prix d'or. "Il n'y a pas forcément de liaison avec la politique. " Craint-il les suites avec les autorités ? "Je ne suis pas en France et il n'y a pas d'extradition ici", a-t-il répondu. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, notamment pour "extraction frauduleuse de données" et "association de malfaiteurs".

La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a confirmé le 14août deux intrusions, survenues fin juin et fin juillet, ainsi que le vol de données concernant au moins 678 000 particuliers ou professionnels et environ 200 000 comptes présents dans ses fichiers cadastraux. Parmi les informations fiscales dérobées figurent les noms et prénoms, le revenu fiscal de référence, le quotient familial ou bien encore le taux de prélèvement à la source.