Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. À chaque vente, Yves Gollety, armurier, doit collecter une myriade d'informations pour identifier ses armes et surtout ses clients. Tout est inscrit dans un fichier national. En début d'année, des données issues de ce fichier ont fuité sur Internet. Des informations sensibles, car les détenteurs d'armes sont au cœur des convoitises. "Les armes, c'est un peu comme quand vous avez des belles montres.

Donc vous êtes des personnes qui sont des proies au cambriolage ou aux attaques. Il y a dix jours, à Miramas (Bouches-du-Rhône), un habitant est ciblé par des cambrioleurs. L'homme est tireur sportif. Absent de son domicile, il se fait dérober tout son arsenal, pourtant mis sous coffre. Sept armes longues, quatre armes de poing et 2 500 munitions. Les voleurs étaient bien renseignés sur leurs victimes, peut-être à la suite d'un piratage, selon les policiers.

"Des données personnelles dans la natureEn octobre dernier, la Fédération Française de Tir a été piratée. Les données personnelles d'un million d'adhérents actuels ou anciens se retrouvent dans la nature. Des noms, adresses et numéros de téléphone que nous avions retrouvés à l'époque, partiellement mises à la vente sur le Darknet. Alors, y a-t-il un lien entre les vols de données et les cambriolages ?

"Avec ces informations personnelles volées en quantité, les tireurs sont plus que jamais appelés à se protéger lorsqu'ils stockent des armes à leur domicile.