Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Le service des impôts a commencé à avertir par mail les personnes dont les données ont été dérobées. Depuis lundi soir, Estelle, directrice de collège, est à l'affût du moindre signe. "Je vais surveiller mon mail et puis je vais surveiller les opérations bancaires éventuelles, des prélèvements ou autres", assure-t-elle. "Je touche du bois pour ne pas le recevoir", ajoute un homme.

Une passante ajoute : "C'est quand même un peu malheureux. Les impôts, on fait confiance au fisc et tout ça…"Sur les 678 000 particuliers et entreprises concernées, seule la moitié a pour l'instant reçu ce mail de la direction générale des finances publiques : "Vous recevez ce message car vous êtes concerné par cet acte de malveillance." Parmi les informations volées, le revenu fiscal de référence, le taux de prélèvement à la source et la composition du foyer. Ajoutez à cela toutes vos informations personnelles, y compris votre adresse mail.Ne rien livrer en cas de demande par e-mail, SMS ou appelDes données vont permettre aux malfaiteurs de personnaliser leurs arnaques. Dans les jours à venir, ils pourront vous envoyer de faux SMS, de faux mails vous demandant de cliquer sur des liens. Et dans les cas les plus extrêmes, des démarchages directement à votre domicile. Pour s'en protéger, la méfiance doit devenir la règle selon cet expert. "À partir du moment où vous allez demain recevoir un e-mail, un SMS, un appel vocal ou une personne qui se présente chez vous, vous pouvez considérer que c'est une arnaque. Et dans ce cas-là, vous ne prenez pas d'action qu'on vous demande", précise Benoit Grünemwald, expert en cybersécurité chez Eset.En clair, n'effectuez aucun virement demandé et ne donnez aucune information vous concernant. En 2025, 450 000 tentatives d'arnaque numérique ont été recensées.