Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.L'ordonnance, la carte Vitale et le soulagement pour Fabienne Ascheri. Désormais, ses médicaments anti-obésité sont remboursés. Jusqu'à présent, elle les payait de sa poche plus de 200 euros par mois. "Financièrement, c'est une économie. Mon portefeuille est bien content, parce que ça a quand même un coût", commente-t-elle à la caisse de la pharmacie. "Tout le monde ne peut pas se permettre effectivement de mettre en moyenne 200 euros pour un mois, et aujourd'hui, c'est vrai que la prise en charge aide", reconnaît Christian Lao, pharmacien.Wegovy, Mounjaro... Depuis le 15 juin, ces médicaments sont pris en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles, à condition de souffrir d'obésité massive ou sévère avec comorbidité. C'est le cas de la majorité des patients suivis dans un centre spécialisé. À 38 ans, Sarah a tout essayé : le sport, les régimes, en vain.
Son obésité engendre d'autres problèmes : "J'ai plus de problèmes de tension et de l'apnée du sommeil", explique-t-elle au médecin qui la suit.Les médicaments anti-obésité régulent l'appétit. Dans son cas, ils vont permettre d'éviter la chirurgie bariatrique, une opération pour réduire l'estomac. "On peut dire que c'est une révolution, en effet, parce que ce sont des médicaments qu'on attendait, qu'on connaissait, avec une efficacité prouvée. Ça va nous apporter dans l'arsenal thérapeutique un moyen de plus pour aider les personnes à perdre du poids", se réjouit la professeure Christine Poitou-Bernert, cheffe du service nutrition à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière (AP-HP)."Prendre un médicament fait peut-être moins peur à certains patients"Dans ce centre spécialisé, les demandes de rendez-vous ont été multipliées par sept. "Beaucoup de patients, jusque-là, n'étaient pas forcément tous demandeurs d'une chirurgie bariatrique. On n'avait pas tellement d'alternatives en plus de la prise en charge nutritionnelle. Et prendre un médicament fait peut-être moins peur à certains patients qui n'accédaient pas aux soins et qui sont maintenant motivés pour venir prendre en charge leur obésité", souligne la professeure Judith Aron-Wisnewsky, copilote de la feuille de route obésité à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière (AP-HP).À terme, un million de personnes devraient bénéficier de la prise en charge des médicaments anti-obésité.
%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F06%2F6a749c2444334581756688.jpg&w=1600&q=75)
%3Afill(blur)%3Aformat(jpg)%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F14%2F6a7ed08b8a304706579836.jpg&w=1600&q=75)
%3Aquality(50)%2F2026%2F07%2F29%2F6a69ed8da1c9a542314315.jpg&w=1600&q=75)
%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a841f8ca73d1323032293.jpg&w=1600&q=75)
%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F17%2F6a8369fea2ea4242958201.jpg&w=1600&q=75)

