" La psychanalyste Claude Halmos, spécialiste de l'enfance, est morte le 9 juillet à l'âge de 80 ans. Sur l'antenne de franceinfo, Claude Halmos est longtemps intervenue d'abord avec la chronique "Savoir être" et ensuite avec "C’est dans ma tête" jusqu'en 2022. "Pendant près de vingt ans, elle a parlé de psychologie sur notre antenne avec pédagogie, rigueur et empathie", a réagi Agnès Vahramian, directrice de franceinfo.
Agnès Vahramian présente les "sincères condoléances" de la radio à sa famille et à ses proches. Celles et ceux qui ont eu la chance de la côtoyer et de travailler à ses côtés se souviennent d'une femme d'une immense intelligence, capable de rendre accessibles les sujets les plus complexes. "Elle a aidé un nombre inimaginable de gens"Claude Halmos travaillait notamment avec le magazine Psychologies.
"Depuis vingt-huit ans, Claude Halmos répondait aux questions que lui posaient les lecteurs et lectrices de notre journal. Par ses mots, mais également par sa pratique de psychanalyste, elle a aidé un nombre inimaginable de gens à comprendre qu'ils avaient le droit de parler de leur souffrance", a écrit Psychologies dans un hommage mis en ligne sur son site.
Claude Halmos a été inhumée mercredi, a précisé à l'AFP la journaliste Violaine Gelly, qui a signé l'hommage et a longtemps travaillé à ses côtés. Le fait que sa mort "ne soit pas rendue publique avant l'enterrement" faisait partie "de ses dernières volontés", a-t-elle ajouté. À la télévision, elle était chroniqueuse dans l'émission "La grande famille" sur Canal+, dans les années 1990.
Une personne "extrêmement attachante"Claude Halmos s'était formée à la psychanalyse auprès de Jacques Lacan et avait travaillé aux côtés de Françoise Dolto, notamment dans des institutions comme la pouponnière d'Antony. Dans son hommage, Violaine Gelly souligne qu'il ne faut pas la réduire "injustement à une image de 'psy des enfants'", même si, "comme tous les sans-voix, ils furent au cœur de son travail, elle dont la souffrance de ne pas en avoir était inconsolable".
La famille paternelle de Claude Halmos était d'origine juive hongroise, et une partie a péri dans les chambres à gaz. "En 2012, devant la justice, elle avait obtenu le droit d'accoler à Halmos le nom originel de sa famille, Rosenthal, que son grand-père hongrois, face à la montée de l'antisémitisme, avait abandonné en 1918", est-il rappelé dans Psychologies.

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