L'enquête s'étend désormais bien au-delà des frontières de la principauté. La principale suspecte, Anastasiia Berezovska, recherchée par la justice monégasque et Interpol, a été retrouvée morte mardi en Ukraine, tandis que deux autres personnes soupçonnées d'avoir pris part à l'attaque ont été interpellées.
L'affaire mobilise désormais les polices de plusieurs pays, dont l'Ukraine, l'Allemagne et Monaco, alors que les enquêteurs tentent toujours d'identifier les commanditaires de cette acte sans précédent en principauté. Les deux principales victimes sont toujours hospitaliséesPrès de dix jours après l'explosion du colis piégé, les autorités monégasques n'ont fait aucune nouvelle communication officielle sur l'état de santé des victimes.
Selon plusieurs sources concordantes, l'attaque visait l'homme d'affaires d'origine ukrainienne Vadim Ermolaev, 58 ans, installé à Monaco depuis au moins 2021, sa compagne et leur fils de 13 ans. Selon le dernier communiqué du parquet de Monaco, le 3 juillet, l'état de Vadim Ermolaev s'est rapidement stabilisé, contrairement à sa compagne, dont le pronostic vital était encore engagé.
L'enquête est désormais menée à l'échelle internationaleDès les premiers jours, la justice monégasque a ouvert une information judiciaire pour tentative d'assassinat, destruction volontaire par explosif et association de malfaiteurs. Les autorités monégasques ont également obtenu la diffusion d'un mandat d'arrêt international via Interpol visant la principale suspecte.
La principale suspecte a été retrouvée morte en UkraineL'un des principaux rebondissements de cette affaire est survenu mardi. Les autorités ukrainiennes ont annoncé avoir retrouvé le corps d'Anastasiia Berezovska, l'Ukrainienne de 39 ans recherchée par la justice monégasque et qui était rentrée dans son pays le 1er juillet, soit deux jours avant la diffusion du mandat d'arrêt d'Interpol.
Le Service national des gardes-frontières ukrainien a confirmé, sur la messagerie Telegram, qu'elle avait franchi légalement la frontière. Il explique qu'aucune alerte internationale ne la visait alors et rappelle que "tous les postes frontières d'Ukraine sont connectés à la base de données Interpol". Dans un autre communiqué publié le même jour, la police ukrainienne a donné quelques précisions sur ces deux hommes, également suspectés du meurtre d'Anastasiia Berezovska.
Il s'agit d'"un ancien membre des forces de l'ordre" et d'un "employé actuel" de la Direction générale du renseignement (GUR) du ministère de la Défense ukrainien. Selon les enquêteurs, les deux hommes étaient en contact avec la principale suspecte après son retour en Ukraine et ils avaient effectué plusieurs virements vers des comptes lui appartenant.
Les autorités ukrainiennes précisent également avoir découvert, "au domicile de l'ancien membre des forces de l'ordre", une "chambre de torture", aménagée dans "un local situé au sous-sol". Les enquêteurs cherchent désormais à remonter jusqu'aux commanditairesPour les magistrats monégasques, les récentes arrestations ne constituent qu'une étape de l'enquête.
L'objectif des investigations est désormais de reconstituer l'ensemble de la chaîne ayant conduit à cette tentative d'assassinat. Dans un communiqué publié mardi, la police ukrainienne assure que "les autorités chargées de l'enquête s'emploient à identifier les commanditaires et les autres personnes impliquées". Une perquisition a par ailleurs menée en Allemagne, où se trouvait le dernier domicile connu d'Anastasiia Berezovska, a annoncé la police allemande.
Les éléments saisis doivent désormais être transmis à la justice monégasque.

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