Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Depuis seulement quelques heures, les contribuables visés par un piratage informatique d'ampleur peuvent recevoir un mail des impôts. Mais selon nos informations, encore très peu de victimes l'ont reçu. Comme une retraitée que nous avons identifiée sur un échantillon de ces informations volées. Nous lui apprenons le vol de son numéro de téléphone, son adresse et son revenu fiscal.

Elle confie : "Ça m'embête effectivement que mon nom et toutes les informations me concernant circulent comme ça au vu et au su de tout le monde. Il faudrait que nous en soyons informés le plus rapidement possible. J'arrive pas à comprendre pourquoi ce délai."Des failles de sécurité pointées du doigtUn piratage des services publics parmi beaucoup d'autres. Des ministères, des services de santé et même un établissement pénitentiaire ont été visés. Alors certains internautes ironisent avec le hashtag France Passoir. Sur X, un écrit : "On avait France Travail, désormais on a France Passoir."

Sur un autre post : "France Passoir n'est plus une blague, c'est devenu une réalité quotidienne." Face à ce camouflet, le gouvernement reconnaît des défaillances. "Je tiens à présenter nos excuses. Oui, nos excuses", déclare David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, mardi 18 août.Clément Domingo, spécialiste en cybersécurité, dénonce des failles de l'État. Jusqu'à présent, pas besoin d'une double authentification pour que les agents des impôts se connectent sur leur serveur, il explique : "On fait tous des achats sur internet et la plupart du temps vous recevez toujours sur votre téléphone un code à quatre ou six chiffres pour venir confirmer que c'est bel et bien vous à l'origine de cet achat. On devrait avoir aussi les mêmes choses dans les systèmes et on se rend compte que là encore c'était pas le cas."Derrière plusieurs de ces piratages, un duo de hackers, ZeroBytes. Nous sommes entrés en contact avec eux.

Quand nous demandons : "Vous avez encore combien de files de données sous le coude ?"

La réponse laisse planer le doute : "On verra, ce n'est pas drôle si je le révèle à l'avance."Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour extraction frauduleuse de données et association de malfaiteurs.