Une première aide financière de l'Etat pour tenter de reconstruire. La préfecture de Gironde annonce avoir débloqué une première enveloppe d'aide de 300 000 euros, mercredi 5 août. Cette somme est destinée à aider les collectivités touchées à engager des "travaux urgents", selon le communiqué.

Cette somme est "financée sur une ligne budgétaire de la préfecture de la Gironde pour aider les collectivités dans leurs travaux urgents, que le ministère des collectivités locales abondera selon les besoins", est-il encore précisé. Il s'agit d'une "première aide financière de l'Etat". À lire aussi Incendies, canicules, sécheresse…

Pourquoi il est difficile de chiffrer l'impact des événements climatiques La préfète Sophie Brocas a installé mercredi un comité de pilotage "consacré à la reconstruction et à l'accompagnement des territoires touchés". Des représentants des collectivités touchées étaient présents, tout comme les maires de 23 communes concernées par des évacuations.

Les élus ont pu évoquer leurs premières attentes : "relogement" des sinistrés, "sécurisation des pins menaçant de chuter" ou encore "réfection des routes", a souligné la préfecture. Environ 240 habitations détruites par le feuEnviron 240 habitations ont été détruites par les flammes, les trois-quarts sur la commune du Porge (3 500 habitants), selon un bilan provisoire. Aucune perte humaine n'est à déplorer, ni aucun blessé civil.

L'incendie a ravagé 42 000 hectares, soit quatre fois la surface de Paris. Il s'agit du feu le plus vaste en superficie depuis 1949 en France, et jusqu'à 220 000 personnes ont été contraintes d'évacuer. La préfète de Gironde avait annoncé lundi la signature dans la semaine d'un arrêté ministériel reconnaissant le caractère de sinistre de grande ampleur.

Il prévoit d'alléger les formalités administratives liées aux autorisations d'abattage et d'accélérer les opérations de coupes sanitaires. Le ministère du Travail et des Solidarités a annoncé la prise en charge intégrale des indemnités d'activité partielle versées aux salariés des TPE et PME situées dans les zones évacuées.