La Cour des comptes a présenté jeudi 9 juillet de nouvelles recommandations pour lutter contre les algues vertes en Bretagne. Si elle note des "avancées réelles" dans les moyens mis en œuvre, elle confirme le besoin de renforcer les actions pour en venir à bout.

La prolifération d'algues vertes, due aux concentrations excessives de nitrates essentiellement d'origine agricole, touche principalement huit baies et 13 vasières depuis Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) jusqu'au golfe du Morbihan, en passant par le Finistère.

À lire aussi Condamnation en justice, rapport accablant, objectifs manqués : pourquoi l'État est désormais au pied du mur pour obtenir des résultats contre les algues vertes Cinq ans après un premier rapport, la Cour des comptes, conjointement avec la Chambre régionale des comptes de Bretagne, a mené une enquête de suivi pour voir si ses recommandations de 2021 avaient été appliquées.

L'implication de ce secteur économique "reste faible"Si la baisse des teneurs en nitrates dans les cours d'eau est "significative" depuis 15 ans dans la région, il existe "un ralentissement notable depuis 10 ans" et "la prolifération des algues vertes demeure prégnante", souligne-t-elle.

Elle recommande d'inclure dans le plan d'action régional de la directive nitrates des "obligations renforcées" dans les zones touchées, dont des "plafonds de fertilisation" et des "indicateurs de fuites d'azote". Elle prône aussi la mise en place d'"objectifs quantifiables, mesurables et contrôlables" pour lutter contre la prolifération des algues vertes dans les vasières, où pour l'instant peu de choses sont faites.

Il faut aussi "conditionner les aides accordées aux entreprises des filières agroalimentaires à des engagements sur la prévention des fuites d'azote", alors que l'implication de ce secteur économique "reste faible", note-t-elle.