"On a besoin de mesures d'urgence" mais aussi "de réponses structurelles", réagit sur franceinfo, dimanche 16 août, Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne et éleveur à Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), après la promesse du Premier ministre d'attribuer de nouvelles aides aux agriculteurs frappés par la sécheresse.

À lire aussi : Reportage "On ne va pas embêter quelqu'un pour trois géraniums" : en Côte-d'Or, les agents de l'OFB font respecter les restrictions d'eau avec pédagogie Sébastien Lecornu s'est engagé dans une lettre ouverte, diffusée dans la presse régionale samedi, à inclure "des mesures de soutien et d'investissement" pour l'agriculture dans le projet de budget pour 2027. Des "enveloppes ciblées" seront notamment laissées aux préfets pour "soutenir les trésoreries". "Les plus fragilisées" pourront aussi bénéficier de baisses de taxe foncière et de cotisations sociales. Le besoin d'une "vision très claire""Des mesures, on en a besoin parce que la souffrance et la détresse sont profondes" mais "ce qu'on attendait, de la loi d'urgence agricole en particulier, c'était quand même des prix garantis et des mesures de régulation du marché pour qu'on soit économiquement solide dans les fermes et qu'on ait du revenu, et ça, on ne l'a toujours pas", déplore Stéphane Galais. Les agriculteurs attendaient "vraiment des réponses très structurelles", insiste-t-il. "Dans le courrier de Sébastien Lecornu, on voit bien que l'intention, c'est de ne pas changer de cap, c'est de ne pas changer la vision qu'on a de l'agriculture en France et c'est de ne pas accompagner non plus la nécessaire transition agroécologique", pourtant "c'est de ça qu'on a besoin, d'avoir une vision très claire", assure le porte-parole de la Confédération paysanne. Les mesures proposées par le Premier ministre "ne sont pas assez fortes pour éviter (...) une disparition des fermes dans les territoires", alerte-t-il.