L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) s'intensifie à un rythme "exceptionnel", a averti samedi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), appelant à une montée en puissance de la réponse sanitaire. Déclarée officiellement le 15 mai, avec plusieurs semaines de retard, la flambée actuelle est causée par le variant Bundibugyo, pour lequel il n'existe jusqu'à présent ni vaccin, ni traitement.

Elle frappe des régions où la présence de l'Etat est fragile et les infrastructures de santé largement démunies. Un total de 3 605 cas confirmés, dont 1 587 décèsL'épidémie "s'intensifie, avec une transmission soutenue et une augmentation continue du nombre de cas signalés et de décès", s'inquiète l'OMS.

Selon l'OMS, la dernière semaine de notification pour laquelle des données complètes sont disponibles a enregistré un nombre record de 567 cas et 296 décès, "ce qui témoigne du rythme exceptionnel de la transmission". Au 30 juillet, un total de 3 605 cas confirmés, dont 1 587 décès, avaient été signalés en RDC, soit un taux de létalité de 44%, selon l'OMS.

Un vaccin présenté par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme "le plus prometteur" contre l'épidémie qui sévit en RDC va être développé par Hilleman Laboratories, basé à Singapour, a annoncé le groupe jeudi. La semaine dernière, un premier volontaire a reçu la première dose d'un autre vaccin contre Bundibugyo, développé par l'université d'Oxford (Royaume-Uni), qui utilise la même technologie que le vaccin contre le Covid-19 d'AstraZeneca.