Le procès en appel, "devrait pouvoir se tenir au cours du 1er semestre 2027", a annoncé mardi, la cour d'appel de Toulouse. Il devait se tenir initialement le 21 septembre prochain, mais la présidente de la cour d’assises de Haute-Garonne a ordonné, mardi, le renvoi du procès. Pour maître Pauline Rongier, "il n'était pas envisageable que l'affaire soit jugée sans que l'on éclaircisse tout ce qui peut l'être et tout ce que les récentes révélations vont permettre d'éclaircir".

À lire aussi "Ces réponses, nous ne les aurons probablement jamais" : pourquoi l'enquête sur les causes de la mort de Delphine Aussaguel s'annonce complexe, voire impossible "Il va y avoir des investigations, peut-être encore des fouilles qui vont se prolonger, peut-être une reconstitution des auditions", envisage-t-elle.

Par ailleurs, "il a été mis en valeur le fait que le téléphone" de Cédric Jubillar "avait été localisé par des données GPS à proximité immédiate du lieu", évoque l'avocate de l'une des meilleures amies de Delphine Aussaguel, épouse Jubillar.

Des aveux qui "dénigrent" la victime"C'est à nouveau une forme de dénigrement de la victime", dénonce par ailleurs Pauline Rongier, après la révélation du contenu de l'audition de Cédric Jubillar lors de son passage aux aveux le 15 juillet 2026. Selon Pauline Rongier, "beaucoup d'éléments" sont "à l'évidence totalement faux, notamment sur la contextualisation de son passage à l'acte".

"Rien dans l'historique de la relation, rien dans la personnalité de Delphine Jubillar, ne peut rendre crédible les mots qu'il lui prête", assure Pauline Rongier. "Quelque part, il continue à la violenter" Pauline Rongier, avocate de l'une des meilleures amies de Delphine Aussaguel, épouse Jubillarà franceinfo"Il la dénigre, il l'a fait passer pour insultante, vulgaire, perverse, alors que tout ça c'est lui", juge-t-elle.

"Il y a une forme d'inversion des culpabilités, comme si ça pouvait, dans son esprit, légitimer un passage à l'acte", estime l'avocate, "comme si c'était lui la victime qui veut la faire taire". Selon elle, cette affaire est "un cas typique de féminicide". "Ce n'est pas parce qu'on n'a pas pu faire parler le corps cinq ans après que l'on va avoir un doute sur son intention de tuer. Elle est évidente", assure l'avocate