"Ce que je souhaite c'est qu'elle puisse utiliser ce moment de notoriété pour faire vivre la question environnementale pendant l'année à venir, pendant cette année de campagne présidentielle", affirme Nicolas Richard, président de France nature environnement, alors que la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a finalement décidé de "poursuivre sa mission à la demande" du président de la République, mercredi 22 juullet.

Elle avait annoncé quelques heures auparavant sa démission pour protester contre l'adoption de la loi d'urgence agricole. À lire aussi A la demande d'Emmanuel Macron, la ministre démissionnaire de la Transition écologique, Monique Barbut, reste finalement au gouvernement "J'imagine qu'elle espère faire moins pire que plus mieux mais ça me paraît difficile", estime Nicolas Richard.

"Ce quinquennat devait être écologique et on va de recul en recul sur la question de l'environnement et de la santé publique", poursuit-il. "On est en plein déni de réalité", juge France nature environnement. "On parle aujourd'hui de canicule, de sécheresse. Il y a fort à parier que si on ne met pas la pression, en septembre on n'en reparlera plus et qu'on oubliera avant que ça recommence dans un an en pire", avance Nicolas Richard qui appelle à "une pression populaire".

"On a tous besoin et envie de changer de modèle et on est en train d'être enfermés dans le passé"Nicolas Richard, président de France nature environnementà franceinfoIl dénonce la loi d'urgence agricole adoptée lundi qui "provoque une grande inquiétude et un grand désarroi". "Il n'y a que les agriculteurs industriels qui en tirent profit, la majorité des agriculteurs vont en pâtir", conclut-il.