Désormais en Italie, pour rouler en trottinette, il faut être immatriculé et assuré, comme pour les voitures ou les motos. La mesure a été prise face à la montée en puissance de ce mode de transport, et surtout les accidents qui vont avec.
À lire aussi : Reportage "Plus agréable, mais c'est tout" : à Lyon, de nouvelles trottinettes en libre-service pour limiter les accidents On estime à un million le nombre de trottinettes en circulation en Italie dont 60 000 en location partagée. L'assurance et la plaque d'immatriculation auront un coût. "Les prix vont de 100 à 200 euros pour l'assurance, auxquels il faut ajouter le prix de l'immatriculation. Le coût de la première année tourne autour de 300 euros", calcule Gabriele Melluso, président de l'association de consommateurs Assoutenti.Identifier les responsables des accidentsC'est une fourchette haute mais cela devenait indispensable : en cinq ans, l'Italie est passée de moins de 600 accidents annuels impliquant des trottinettes à près de 4 000, d'un mort à 21. Et les infractions au code de la route sont nombreuses. D'où ce petit plus par rapport à la France, où l'assurance est également obligatoire mais la plaque d'immatriculation pas forcément. En Italie, elle devient de rigueur pour tous. "Elle permet d'identifier les responsables de toutes les violations du code commises en trottinettes", se félicite Fabio Piconi, avocat de l'association pour la sécurité routière AFVS.Selon une étude d'une revue d'orthopédie, moins de 10% des conducteurs de trottinettes portent un casque, pourtant obligatoire. Un quart des accidents provoque des traumatismes au visage ou à la tête.

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