Des associations et des scientifiques se mobilisent samedi 25 juillet à Mizoën (Isère) pour alerter sur le réchauffement climatique qui menace les glaciers, rapporte France Inter. Pour les scientifiques, c'est un endroit emblématique du changement climatique et de la transformation profonde des paysages de montagne. À lire aussi Tour de France 2026.

"La nature n'est pas un stade" : une pétition contre le passage au col de Sarenne lors de l'étape reine Au début du XXe siècle, date de la première édition du Tour de France (1903) et des premières mesures du glacier de Sarenne (1906), ce dernier "faisait presque 130 mètres d'épaisseur sur 125 hectares, donc presque 200 terrains de football, rapporte Ugo Nanni, glaciologue à l'université Grenoble-Alpes.

"Les glaciers, eux, n'oublient pas les canicules"Pour ces scientifiques qui ont parfois l'impression de parler dans le vide, le Tour de France, très populaire, est une occasion pour être entendus. "On n'entend plus trop parler des canicules quand elles se terminent", regrette Ugo Nanni, pourtant, ces changements, aussi visibles que la fonte d'un glacier, "impriment de vraies transformations dans le territoire, au-delà de quelques semaines par an".

Les glaciers, eux, "n'oublient pas les canicules", poursuit le glaciologue : "Avec des étés plus longs et plus chauds, ils sont en train de mourir". La mobilisation des scientifiques au col de Sarenne a aussi pour objectif de rappeler qu'il est encore possible de sauver les quelques glaciers qu'il reste dans les Alpes, à condition de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

"Si on continue sur la trajectoire actuelle, c'est presque deux fois plus de glaciers qui seront condamnés" dans les années à venir, prévient Ugo Nanni.