Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. Déjà près de 30 degrés ce vendredi 14 août au matin dans un élevage de poules pondeuses de la Vienne. Tous les jours, Jérôme Bourdeau inspecte le bâtiment. Il peut faire jusqu’à 38 degrés à l’intérieur.

“On regarde s’il y a un problème mécanique quelconque, et puis surtout, s’il y a bien l’accès à l’eau par les grandes chaleurs”, confie le producteur. Une attention particulière car au mois de juin, les premières vagues de chaleur ont été meurtrières dans son élevage. “Sur ce bâtiment de 30 000 poules, on a perdu un peu plus de 500 poules en seulement une journée. Les conséquences de la chaleur, le gérant de l’EARL "192 Poule-Ô-Chant" les ressent sur la production.

Les poules mangent moins et les œufs sont bien plus petits que d’ordinaire. “La différence avec un œuf de taille classique qu’on trouve dans le commerce, c’est que c’est un œuf plus petit. Des milliers d'œufs déclassés à cause de la chaleurS’ils ne respectent pas le bon calibre, les œufs ne peuvent pas être vendus en boîte. Ils sont déclassés et vendus moins cher.

Autant d’œufs qui ne pourront pas être proposés en grande surface, alors même que la demande ne cesse d’augmenter en France. Résultat, dans les rayons, les pénuries sont récurrentes. “On voit des rayons complètement vides, du coup on modifie nos modes alimentaires malgré le fait d’essayer d’éviter de manger de la viande au maximum”, regrette une cliente d’un supermarché.

En France, la production d’œufs augmente de 1 % par an, insuffisant pour compenser l’augmentation de la consommation. Il faudrait produire quelque 300 millions d’œufs supplémentaires pour répondre à la demande.