Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a publié jeudi 23 juillet un premier rapport préliminaire sur l'accident d'un avion de parachutisme survenu le 28 juin à Tomblaine, près de Nancy, qui a coûté la vie à onze personnes, rapporte ICI Lorraine.
Les premières analyses, fondées notamment sur les vidéos embarquées et les données de vol, montrent que plusieurs moniteurs ont signalé un dégagement de fumée dans la cabine quelques instants avant le crash, sans que son origine puisse être déterminée à ce stade.
À lire aussi Crash d'un avion près de Nancy : "L'enquête ne sera pas facile, car il n'y a pas de boîte noire", explique un spécialiste de l'aviation Le rapport s'appuie sur les premières constatations réalisées sur l'épave du Pilatus P6, sur les données de l'instrument de vol électronique Garmin GI-275, ainsi que sur les enregistrements des caméras GoPro portées par les parachutistes.
Un dégagement de fumée signalé par les passagersSelon le BEA, "lors de la rotation au décollage, un moniteur situé à l'arrière de l'avion s'exclame "ça fume" en montrant du doigt l'avant droit de la cabine". " en montrant la même zone vers le plancher". Les enquêteurs indiquent également que "le régime du générateur de gaz du turbopropulseur diminue d'environ 10%", un phénomène qui n'avait pas été observé lors des précédents vols de la journée.
Peu après, l'assiette de l'avion augmente, l'alarme de décrochage retentit à plusieurs reprises, puis de manière continue. Des images mais pas de confirmation techniqueLe BEA souligne toutefois qu'aucune des vidéos exploitées ne permet de visualiser le dégagement de fumée signalé par les moniteurs.
Le rapport mentionne cependant le témoignage d'une personne arrivée rapidement sur les lieux de l'accident, qui affirme avoir aperçu des flammes "à l'avant gauche, 30 à 40 cm derrière l'hélice" avant de les éteindre à l'aide d'un extincteur. Des prélèvements de carburant ont été effectués et les résultats des analyses sont attendus. Le mystère reste entierLes enquêteurs écartent par ailleurs l'hypothèse d'une surcharge.
Le poids de l'appareil était estimé à 2 590 kg, pour une masse maximale autorisée de 2 800 kg. "La masse et le centrage de l'avion se situaient dans les limites préconisées par le constructeur", précise le rapport, qui ajoute qu'"en vol, aucun déplacement des occupants n'a été observé avant la perte de contrôle". Le pilote, âgé de 44 ans, totalisait environ 10 500 heures de vol, dont 4 000 sur ce type d'appareil.
L'avion avait fait l'objet d'une révision en Suisse en avril et son certificat de navigabilité était valide jusqu'au 31 juillet 2026.

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