La fréquentation touristique a chuté de 50% depuis la fin du mois de juillet, indiquent le Medef et la Chambre de commerce et d'industrie de Gironde à franceinfo, lundi 16 août, après le vaste incendie qui a parcouru 42 000 hectares à partir du 22 juillet et entraîné l'évacuation de 220 000 personnes. Lundi, le Premier ministre est attendu en Gironde. Sébastien Lecornu doit dresser le diagnostic des sinistres et évoquer "la reconstruction".

À lire aussi Un mineur mis en examen après la mort de deux pompiers dans l'incendie à Mérignac reconnaît avoir fumé une cigarette sur place Le Premier ministre se déplacera au Technowest, l'incubateur de jeunes entreprises, à Mérignac pour échanger avec les élus et les acteurs socio-économiques. "On a perdu 60% de notre portefeuille"Selon le Medef et la Chambre de commerce et d'industrie de Gironde, au moins 27 000 salariés ont demandé le chômage partiel suite à l'incendie.

Les professionnels attendent donc beaucoup de cette visite. Plusieurs entreprises ont été contraintes de fermer durant l'incendie dans ce département d'ordinaire très touristique. Pour Catherine Parinaud, propriétaire de deux hôtels en Gironde, interrogée par franceinfo, le bilan de la saison est catastrophique : "A Bordeaux, on a perdu 60% de notre portefeuille, c'est 63% à Pauillac.

""Ne pas aider des entreprises coûtera plus cher à l'État"Pour de nombreux professionnels du tourisme, les réservations pour l'automne ne se bousculent pas. Le 4 août dernier, le ministère du Travail a annoncé que l'État prendrait en charge "intégralement" les indemnités d'activité partielle versées aux salariés des TPE et PME situées dans les zones évacuées en raison des incendies en Gironde et dans les Landes. Pour le Medef de Gironde, c'est insuffisant.

"Ne pas aider des entreprises à ce moment-là coûtera plus cher à l'État par le chômage, par l'impôt sur les sociétés qu'il ne touchera pas. Une entreprise qui tombe, la première chose qu'elle ne paie pas, ce sont justement des choses qui vont vers l'État, c'est la TVA, l'Ursaff et autres", prévient au micro de franceinfo Mathias Saura, le président du Medef de Gironde.

L'État intervient aussi pour les collectivités : une somme de 300 000 euros leur est déjà dédiée pour réaliser les "travaux urgents".