Le Parquet national financier (PNF) a demandé le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de 23 personnes physiques ou morales dans le cadre de l'enquête sur des biens gabonais acquis de façon frauduleuse en France, a appris l'Agence Radio France auprès du PNF mardi 28 juilet. Une information judiciaire avait été ouverte fin 2010 à la suite d'une plainte de Transparency International. Depuis, plusieurs personnes, mais aussi BNP Paribas, avaient été mises en examen.

Le renvoi de la BNP Paribas requis pour blanchiment aggravéSelon la justice française, Omar Bongo a utilisé plusieurs réseaux de blanchiment pour acquérir des biens immobiliers. Parmi ces réseaux figure la société gabonaise de décoration Atelier 74, à laquelle il est soupçonné d'avoir versé plusieurs dizaines de millions d'euros en espèces pour procéder à des acquisitions, confirme le PNF a l'Agence Radio France.

Le renvoi de la BNP Paribas est requis pour blanchiment aggravé, notamment des délits de corruption et de détournement de fonds publics, précise le Parquet national financier. Il lui est reproché d'avoir permis à la famille Bongo et à ses proches, via Atelier 74 et d'autres réseaux de blanchiment, "de convertir des fonds d'origine délictuelle dans des opérations immobilières, à hauteur d'au moins 35 millions d'euros".

Par ailleurs, dans ce dossier, 52 biens immobiliers frauduleusement acquis ont été saisis, ajoute le Parquet national financier.