" C'est ce que le procureur général de la cour d'appel de Toulouse, Nicolas Jacquet, a confirmé à l'AFP, jeudi 16 juillet. Des révélations qui interviennent dix jours après les aveux de Cédric Jubillar, qui a "reconnu être à l'origine de la mort" de sa femme. Le peintre-plaquiste, condamné à 30 ans de réclusion en octobre 2025 pour le féminicide de l'infirmière de 33 ans, avait jusqu'ici toujours clamé son innocence.

À lire aussi Disparition de Delphine Aussaguel : suivez les dernières infos en direct Selon une source proche de l'enquête à franceinfo, ces ossements ont été retrouvés sur la commune de Mailhoc, à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, où vivait le couple.

studio/visualisation/29708717/thumbnail" width="100%" alt="map visualization" />Les premiers ossements retrouvés vont être envoyés à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), situé à Pontoise (Val-d'Oise), "probablement demain [vendredi]", pour y être analysés, afin de savoir s'il s'agit bien de la dépouille de Delphine Aussaguel, précise à franceinfo le directeur de l'IRCGN.

"La première étape est de savoir s'ils appartiennent à un humain ou à un animal. Un anthropologue, dont c'est la spécialité, peut le dire juste à l'observation. "Si des dents ont été identifiées, on les analyse en priorité"Des prélèvements sont ensuite effectués, afin d'obtenir un "profil génétique interprétable".

"C'est différent si ce sont des ossements plus ou moins anciens, ça va dépendre de l'enfouissement des os, des caractéristiques de la terre, de tout ce qui peut entraîner une dégradation de ces ossements, développe Manuel Quinquis. Des éléments naturels peuvent avoir des conséquences, mais aussi et surtout une action humaine. " "Si des dents ont été identifiées, on les analyse en priorité.

Car la dent fait comme une carapace, et sur la pulpe, on trouve plus facilement de l'ADN que sur d'autres zones", détaille l'expert. C'est seulement après avoir obtenu un "profil génétique interprétable", que les scientifiques vont le comparer avec le profil génétique contenu dans le dossier, comme c'est le cas pour Delphine Aussaguel.

"A partir du moment où les ossements sont réceptionnés et qu'on a la mission, on peut savoir s'ils appartiennent, ou pas, à une personne en 48 à 72 heures maximum", estime Manuel Quinquis. Les résultats peuvent même être obtenus en 24 heures, comme c'était le cas dans l'affaire du petit Emile. Pour Delphine Aussaguel, cela pourrait cependant prendre plus de temps.

"Ce n'est pas facile sur des os anciens, soumis aux aléas climatiques pendant longtemps", expose Stéphane Calderara, directeur de l'IRCGN, qui confirme que c'est le cas dans cette affaire. Une radiographie du squelette pour préciser les causes de la mortA partir des ossements retrouvés, les experts vont aussi tenter d'en savoir plus sur les causes de la mort de Delphine Aussaguel. Cette mission revient au médecin légiste, envoyé sur place.

"On va d'abord s'intéresser à l'environnement du corps, ou du moins ce qu'il en reste, et à l'environnement proche, voir si des objets, des vêtements, pourraient se trouver à côté", a exposé, jeudi après-midi, Mounir Benslima, médecin légiste, à la chaîne franceinfo. Selon lui, des radiographies du squelette vont également être effectuées, même s'il n'est pas entier. Des animaux peuvent parfois disperser une partie de la dépouille.

"C'est pour cela que les fouilles se poursuivent jeudi soir, précise le directeur de l'IRCGN. "Le crâne, s'il est retrouvé, fera aussi l'objet d'un examen minutieux et approfondi. En revanche, pour déduire s'il y a eu étranglement ou étouffement, ce sera plus compliqué, près de six ans après sa mort. Selon les avocats de Cédric Jubillar, les faits qui ont conduit au décès de Delphine Aussaguel sont survenus après une "énième dispute conjugale". "