Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Quand il vient nourrir ses veaux de 9 mois, Vincent Noël se pose à chaque fois la même question : va-t-il devoir se séparer de ses 30 mâles pour réussir à nourrir son cheptel ? "Diminuer le nombre d’animaux, c’est moins de fourrage à distribuer quotidiennement, donc ça permet d’aller plus loin dans la saison avec ce qu’on a actuellement sans avoir besoin d’avoir recours à de l’achat extérieur. Qui dit achat extérieur dit trésorerie à aller chercher", explique l’éleveur bovin.Ses stocks d’hiver sont pleins, mais il commence déjà à les distribuer à ses 60 vaches limousines, faute de maïs à récolter. "On a un peu plus d’un mois d’avance dans la distribution des stocks hivernaux. Normalement, je commence à complémenter mes animaux fin août plutôt. Sauf que là, on a démarré dès début juillet", constate-t-il. Partout autour de sa ferme, les terres sont brûlées par le soleil, asséchées par un déficit d’eau.Des rendements plus faiblesFlorent Renaudier possède 60 hectares de maïs ; sur des dizaines de mètres, pas un épi n’est formé. Et quand il en trouve, ils sont beaucoup trop petits. "Aujourd’hui, on est sur du 200, 250 grains par épi. En année normale, on est plutôt sur du 500, 600 grains dans un épi. On va considérer qu’il manque deux tiers de grains", indique le vice-président de la FDSEA 53.4 tonnes de grains, au lieu de 14 en temps normal, c’est 3 fois moins de rendement que prévu. Il a décidé d’ensiler son maïs un mois en avance. "Habituellement, on dit que c’est bien de tenir un an ou 14 mois. Aujourd’hui, on est sur des objectifs un peu plus longs. On est carrément sur une année et demie pour faire face à un tiers de rendement en moins ou carrément de la moitié de rendement en moins", explique Florent Renaudier.
Même constat au niveau national : 50 % de baisse de rendement par rapport à une année normale. L’État vient d’annoncer un plan d’accompagnement pour tous les agriculteurs touchés.
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