Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Jérôme Départ est sylviculteur en Gironde. 40 hectares du domaine familial ont été atteints par les flammes. Les pins noircis allaient bientôt être exploitables. "C’est mon père qui avait reboisé ça. C’est d’une tristesse et d’une désolation. Sous l’écorce brûlée, le bois sera peut-être encore utilisable, mais de moindre qualité. S’ajoute à cela le nombre d’arbres qui devront être abattus.

Pour l’ensemble de la filière, cela représente 5 millions de tonnes de bois. "Encore faut-il que tout le monde se réveille pour que l’on arrive à exploiter cette masse de bois. 40 000 hectares, ça fait un volume énorme. Une surproduction aggravée par l’abattage à la hâte de pins en bonne santé pour constituer des pare-feu contre les flammes. Ils sont aujourd’hui stockés sur une plateforme avant d’être revendus à l’industrie.

"On a des bois qui peuvent, pour les plus gros diamètres, servir à la fabrication de palettes pour la logistique. Avec autant de bois à écouler, les professionnels craignent aujourd’hui un effondrement des prix.