Nouveau camouflet adressé par le président américain à un des alliés historiques des États-Unis. Donald Trump a annoncé, dimanche 16 août, "réduire considérablement" la participation des États-Unis à des exercices militaires conjoints avec son allié historique sud-coréen en raison de sa "très bonne relation avec Kim Jong-un ", le dirigeant de la Corée du Nord .

Le président américain a dénoncé sur sa plateforme Truth Social des exercices "non seulement coûteux" et qui selon lui "envoient un signal totalement inapproprié et hostile" envers la Corée du Nord, qui, "depuis que Donald Trump est président, s'est montrée non menaçante et respectueuse".

Baptisées "Ulchi Freedom Shield", ces manœuvres sont prévues sur 11 jours et doivent mobiliser 18 000 soldats sud-coréens ainsi que des effectifs issus du contingent américain de 28 500 hommes, stationnés dans le pays. Rendez-vous estival régulier pour les forces armées sud-coréennes et leurs alliés américains, elles sont conçues pour les préparer à la défense contre la Corée du Nord, par ailleurs dotée de l'arme nucléaire.

Séoul mise sur la "relation amicale" entre Washington et Pyongyang

De son côté, le ministère sud-coréen de la Défense a affirmé, lundi, que ces exercices annuels ont commencé "comme prévu".

La Corée du Sud a aussi déclaré espérer que l'entente personnelle entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, les ramènerait à la table des négociations.

"Le gouvernement suit de près le message publié aujourd'hui par le président Trump sur les réseaux sociaux et espère que la relation amicale entre les dirigeants des États-Unis et de la Corée du Nord conduira à un dialogue constructif", a annoncé le bureau présidentiel sud-coréen dans un communiqué adressé à l'AFP.