Cela ne pouvait être que lui. Tim Merlier (Soudal-Quick Step) s'est adjugé la 8e étape du Tour de France, samedi 11 juillet, entre Périgueux et Bergerac, en réglant le sprint final dans les rues de la cité dordognaise. Revenu de loin, le coureur belge a dominé à la pédale tous ses concurrents dans l'exercice, pour terminer devant Biniam Girmay (NSN) et Olav Kooij (Decathlon-CMA-CGM). Quel final !

Après avoir résisté seul, plus de 40 kilomètres, Liam Slock est repris par le peloton, avant la flamme rouge. Placé dans les roues, Tim Merlier a fait parler sa puissance dans les 200 derniers mètres pour s'envoler et s'imposer pour la 2eme étape de suite ! Biniam Girmay et Olav Kooij complètent le podium du jour !

4min Tim Merlier frappe ainsi un grand coup, au lendemain de son premier succès sur cette édition 2026 sur les quais de Bordeaux, et enchaîne deux victoires de prestige. De quoi affirmer son statut de meilleur sprinteur sur ce Tour de France, et peut-être au monde actuellement. "Une fois qu'il a lancé son sprint, il ne s'arrête plus"Cette expertise, le natif de Courtrai la doit avant tout à sa technique, qui allie puissance et explosivité.

com/2C6wtJHj25— Tour de France™ (@LeTour) July 11, 2026 Car Merlier n'a pas besoin de beaucoup pour lancer son effort, et sait tirer parti de la vitesse du groupe autour de lui, comme a détaillé Tom Steels après l'arrivée : "Tim est quelqu'un qui peut être un peu derrière dans le sprint, mais c'est comme s'il utilisait le groupe devant pour prendre de la force et de la vitesse. Une fois qu'il est à pleine vitesse, il est lancé.

"Dans cette idée, son sprint à Bergerac samedi est presque un modèle du genre, malgré une frayeur dans le dernier virage où il a failli partir au sol et où il a perdu des positions. Mais, revenu de derrière, il s'est propulsé presque tout seul vers l'avant du groupe pour couper la ligne d'arrivée en tête. "Je suis arrivé dans le sillage avec tellement de vitesse, tellement de cadences, je me suis dit d'essayer de les passer et de garder cette vitesse jusqu'au finish. '.

Ce n'est pas comme s'il se battait avec son vélo, il y va de façon coulée et il utilise le momentum de vitesse, c'est incroyable. Tom Steels, directeur sportif chez Soudal-Quick Stepà franceinfo: sportCes qualités sont d'autant plus visibles sur ce Tour de France qu'il doit composer sans son train habituel et son poisson-pilote Bert Van Lerberghe, qui a abandonné lors de la grosse étape pyrénéenne entre Pau et Gavarnie-Gèdre.

"Force mentaleLe coup dur de perdre son poisson-pilote et très bon ami aurait pu perturber le héros du jour, mais il souligne finalement l'un de ses autres grands atouts : son mental. " Signe qu'il n'abandonne rien, ce n'est pas la première fois qu'il s'impose en revenant de loin. "J'ai fait un sprint incroyable, mais j'en ai déjà réalisé des similaires par le passé, depuis loin, depuis l'arrière", a-t-il noté après sa victoire.

"Tim ne panique jamais, c'est une de ses qualités. Le voilà à deux victoires de rang, sur trois étapes au total promises aux sprinteurs depuis le Grand Départ de Barcelone. Battu à Pau, il a tout de même pris la troisième place malgré la chute de trois de ses coéquipiers dans son train à cinq kilomètres de l'arrivée. Un bilan déjà plus qu'honorable, avec peu d'occasions laissées de côté.

Suffisant pour viser le maillot vert, aujourd'hui sur les épaules de Mads Pedersen, et que Merlier n'avait pas spécialement coché au départ du Tour ? "J'ai toujours rêvé de porter ce maillot sur la route du Tour", répond l’intéressé. "Ça dépend de Pedersen, s'il a encore des jambes pour aller en échappée". La bataille est en tout cas ouverte pour le meilleur sprinteur du moment.