Mais avant que les éleveurs perçoivent une indemnité, il faut que le territoire sur lequel ils travaillent, soit reconnu comme victime d’une calamité naturelle publique. Et ça, c’est la commune qui doit en faire la demande auprès de la Région wallonne et plus particulièrement auprès du Service régional des calamités, si elle estime avoir été touchée par un phénomène naturel exceptionnel.
Plusieurs communes ont introduit une demande en ce sens, c’est le cas de Marche-en-Famenne, Erquelinnes ou encore Leuze-en-Hainaut. Les communes ont appelé les éleveurs à se manifester, pour appuyer leur dossier. Rien qu’à Leuze-en-Hainaut, 12 demandes d’indemnisation ont été introduites par des éleveurs de la commune. Jean-François Moulin en fait partie, il est éleveur depuis 16 ans dans le village de Chapelle-à-Oie.
Pour lui, le mois de juin a été fatal, sur ses 190 bovins, 6 sont décédés, dont quatre veaux et une vache à cause de la chaleur. Très vite, il a remarqué que ses bêtes n’allaient pas bien : 'C’est un peu comme si quelqu’un était en fin de vie. Elles étaient essoufflées dû au manque d’oxygène. J’avais beau les arroser pour les rafraîchir, ça n’a rien changé' nous explique-t-il. Un vétérinaire a bien confirmé que la chaleur était la cause de leur décès.
Deux mois plus tard, Jean-François reste affecté : 'Mon métier, c’est quand même à base éleveur. Donc, perdre une bête, c’est un peu un échec au travail. Ça reste des animaux, même si ce ne sont pas des animaux de compagnies, c’est toujours triste de les perdre, malgré tout'. 'On parle de 30% d’augmentation de mortalité.
C’est une perte financière très importante et on verra comment la région va réagir par rapport à ça, c’est une première' nous confie Jacques Dumoulin (PS), échevin de l’agriculture à Leuze-en-Hainaut.
Si le phénomène naturel est reconnu comme une calamité naturelle publique et que la commune fait partie de la zone géographique de la reconnaissance, ses citoyens (personnes physiques et morales) et elles peuvent obtenir une aide à la réparation pour certains dommages causés par cette calamité. Le montant de ces indemnités n’est pas encore connu. Les éleveurs avaient jusqu’au lundi 17 août pour introduire leur demande, désormais c’est à la Région wallonne de trancher.






%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a84b1018d7d0574100803.jpg&w=1600&q=75)