Concernant ce dernier, des vidéos truquées reprenant les logos et l'identité visuelle de plusieurs médias français connus comme Le Figaro ou Libération ont circulé en ligne, jetant le doute sur son état de santé. Selon certaines de ces informations, il aurait été hospitalisé, d'autres affirmaient qu'il souffre de la maladie de Parkinson. Sur RTL, l'ancien Premier ministre avait prévenu que si aucune mesure n'était prise, "l'élection pourrait être faussée".

Édouard Philippe avait, lui aussi, été la cible de fake news sur son état de santé. Plusieurs faux sites et comptes sur les réseaux sociaux ont alors affirmé, à tort, que l'ancien locataire de Matignon souffrait d'une forme de "démence" qui l'empêcherait de briguer l'Élysée. Des chercheurs du réseau de suivi de bots AntiBot4Navalny ont détecté une campagne liée à Matriochka, une opération secrète d'influence et de désinformation alignée sur la Russie.

Selon une source sécuritaire, ces opérations sont restées peu visibles. Raphaël Glucksmann, déjà viséLe parquet de Paris s'était déjà saisie, au début du mois, des mêmes faits ayant visés un autre candidat possible, Raphaël Glucksmann (Place publique). Lui aussi avait porté cette affaire devant la justice, le 12 août. "Il est fondamental de dire cette chose simple : nous ne pouvons pas laisser la Russie de Vladimir Poutine manipuler l'élection", avait-il alors déclaré.

"Les soupçons d'ingérence russe dans des processus électoraux ne sont pas nouveaux. Lors de ce dernier scrutin, des candidats de La France insoumise à Marseille, Toulouse et Roubaix avaient également été ciblés par des deepfakes. Les soupçons s'étaient alors tournés vers une entreprise israélienne. L'enquête est toujours en cours, a indiqué le parquet de Paris.