Les dernières voix discordantes réduites au silence en Russie . La police russe a interpellé lundi 17 août à Moscou une soixantaine de personnes en marge d'un rassemblement de soutien au seul parti antiguerre, Iabloko, a déclaré un responsable de ce parti d'opposition, interdit de participation aux législatives .
Plusieurs dizaines de personnes s'étaient rassemblées devant la Cour suprême en attendant de connaître sa décision sur un appel interjeté par Iabloko contre l'interdiction de prendre part au scrutin de septembre.
La Cour suprême a, sans surprise, rejeté cet appel.
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Les sympathisants ont été éloignés du bâtiment par les forces de l'ordre, tout comme les journalistes qui étaient allés couvrir cette audience, dont une de l'AFP.
Une soixantaine de personnes, qui tentaient de s'approcher à nouveau de la Cour suprême, ont ensuite été interpellées, a annoncé à des médias le chef de l'antenne moscovite de Iabloko, Kirill Gontcharov.
"Il y a beaucoup d'interpellés. On voit que les policiers sont très tendus aujourd'hui, comme le personnel du tribunal", a-t-il dit dans une vidéo diffusée par le média indépendant Novaïa Gazeta.
Des adolescents ont néanmoins déjà été relâchés, a-t-il précisé, affirmant que Iabloko n'avait pas appelé au rassemblement mais simplement annoncé la date et l'heure de l'audience en appel.
Le dirigeant du parti, Nikolaï Rybakov, a qualifié ces interpellations d'"intimidation".
La Cour suprême a interdit la semaine dernière à Iabloko de participer aux législatives, privant les électeurs opposés au conflit en Ukraine , qui dure depuis quatre ans et demi, de la possibilité de demander d'y mettre fin via leur bulletin de vote.
Maria, une sympathisante de Iabloko âgée de 18 ans, a affirmé être allée au rassemblement car elle veut voter pour ce parti.
"Le président veut un grand pays, il en parle tout le temps, et nous voulons un pays libre", a-t-elle expliqué à l'AFP.
Evguéni Liapine a raconté être là simplement pour "soutenir ce qu'il reste d'une démocratie en déclin".






