Marine Le Pen est chahutée sur le terrain, mais c'est autre ambiance autour d'Edouard Philippe. L'ancien Premier ministre, lui aussi en campagne, s'est déplacé à Montbéliard et près de Belfort, mercredi 8 juillet. Avec l'intention d'installer le match à distance.
À lire aussi : Édito Pour son entrée en campagne présidentielle Édouard Philippe promet la vérité, mais reste très discret sur le contenu de son programme D'abord, direction la tribune présidentielle du stade Auguste-Bonal, fief du FC Sochaux-Montbéliard et de ses supporters. Désormais, Edouard Philippe connaît l'affiche qui l'opposera donc à Marine Le Pen en 2027 sur le terrain politique. "La présidentielle, c'est la rencontre d'un homme et d'une femme avec le peuple, ce n'est pas la discussion d'un homme et d'une femme avec la justice", estime-t-il."Je préfère m'engager et battre Mme Le Pen dans les urnes plutôt que de la voir disparaître par une décision de justice."Edouard Philippe, candidat à la présidentielleà franceinfoPourtant, du fait de son expérience, quatrième campagne présidentielle, du fait de son histoire et de son lien avec les Français, Marine Le Pen sera probablement plus dure à battre que Jordan Bardella : "En politique, vous ne choisissez pas vos adversaires." Ce qui n'empêche pas ce petit tacle glissé sur un décalage "entre ce que Mme Le Pen a toujours dit, avec beaucoup de véhémence : 'Tous ces gens qui ont volé dans la caisse et qui veulent continuer à faire de la politique, c'est inacceptable, il faut les condamner à l'inéligibilité à vie.' C'est ce qu'elle disait. Manifestement, autres temps, autres mœurs. Elle s'expliquera auprès des Français."Une visite dans un territoire autrefois sinistréMême si Edouard Philippe jure vouloir l'attaquer sur le fond, l'Europe ou la réforme des retraites. L'ex-Premier ministre visite l'entreprise Selectarc, unique fabricant français de produits de soudage et de brasage. Ses carnets de commandes sont remplis, l'entreprise tourne à plein régime dans un territoire autrefois sinistré, victime de la désindustrialisation.Mais l'ancien Premier ministre refuse de laisser le champ libre au RN ou à Jean-Luc Mélenchon. "On ne gouverne pas le pays avec de la colère, poursuit-il, et je suis certain que pour la France, un face-à-face au second tour de l'élection présidentielle qui offrirait le choix, de mon point de vue cauchemardesque, entre Mme Le Pen et M. Mélenchon, doit être évité à tout prix."
Plus qu'un changement de stratégie : Edouard Philippe cherche désormais à se poser en rempart, d'où son appel à se rassembler pour battre Marine Le Pen en 2027.






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