Le Parlement a définitivement adopté, mardi 21 juillet, le projet de loi Ripost sur la sécurité du quotidien, à l'issue d'un vote des députés. Défendu par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, ce texte, dont une version de compromis avait été validée la veille en commission mixte paritaire, regroupe un large panel de mesures liées à l'ordre public. Elles vont de l'interdiction de la vente de protoxyde d'azote aux particuliers, à la création de délits d'organisation et de participation à une free party, en passant par l'alourdissement des peines pour les rodéos urbains.Après l'adoption au Sénat en début d'après-midi, 351 députés ont voté pour, et 179 contre, à l'Assemblée nationale. Le Rassemblement national a joint ses voix à celles du centre et de la droite pour faire passer le texte face à la gauche unie.Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a salué un texte qui fait "le choix de l'intransigeance avec la délinquance" sans porter atteinte aux "libertés publiques et à l'état de droit". "C'est cette fermeté, cette immédiateté qui pourra enrayer le sentiment d'impunité dont jouissent les délinquants, l'impression d'injustice dont souffrent nos concitoyens et la sensation d'impuissance qu'éprouvent parfois les policiers et les gendarmes", a-t-il souligné.Une mesure sur la vidéosurveillance algorithmique rejetéeA l'inverse, la députée La France insoumise Andrée Taurinya a dénoncé des mesures inspirées du programme du Rassemblement national, "sapant l'Etat de droit et les libertés fondamentales", avec un seul objectif, "cibler les jeunes, les populations précaires racisées, les gens du voyage". Le député RN Michaël Taverne a, quant à lui, fustigé la "gauche laxiste", puis le camp macroniste qui, avec ce texte "fourre-tout", traite des sujets qu'il juge "ignorés" depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir.L'essentiel des mesures du projet de loi du ministre de l'Intérieur a été validé.

Seule déconvenue pour le gouvernement : la suppression d'un article visant à renforcer les interdictions administratives de stade, en les étendant notamment à d'autres lieux de rassemblements et dans le temps. Le Parti socialiste, Les Républicains et le Rassemblement national ont voté pour la suppression. Une autre mesure, visant à expérimenter la vidéosurveillance algorithmique dans les commerces, introduite à l'Assemblée via un amendement de Paul Midy (Renaissance), n'a pas été retenue.