En Chine comme à l’étranger, de nombreux Chinois s’inquiètent du nouveau “Règlement sur l’administration des entrées et sorties” du territoire, promulgué le 31 juillet. Les observateurs pointent du doigt l’opacité et les ambiguïtés de ce texte, qui doit entrer en vigueur dès le 15 septembre.

À l’aéroport international de Pékin en novembre 2020. Photo Tingshu Wang/Reuters Partager Écouter l’article Ajouter aux favoris “ La nouvelle réglementation va-t-elle restreindre la liberté de déplacement à l’étranger ?” C’est la question qui secoue l’opinion publique chinoise depuis le 31 juillet, après que le Premier ministre chinois, Li Qiang, a signé un décret promulguant le “Règlement sur l’administration des entrées et sorties” du territoire.

Ce règlement, qui doit entrer en vigueur le 15 septembre, vise à “protéger les droits et les intérêts légitimes des personnes entrant et sortant du pays, et à préserver la souveraineté, la sécurité et les intérêts du pays”. Or, plusieurs commentateurs chinois estiment que cette disposition relève d’une “politique isolationniste” , observe la BBC Chinese . Pourquoi une telle inquiétude ?

Le plus gros problème avec ce nouveau règlement, c’est qu’il “transforme le contrôle aux frontières en ‘trou noir’ , analyse la version chinoise de Voice of America (VOA) . Car on ne savez jamais à quel moment on se retrouve inscrit sur la liste noire.”

Les observateurs pointent du doigt l’opacité et l’ambiguïté de ce nouveau règlement, qui compte dix-neuf dispositions. Interrogé par VOA , le professeur Gao Shuchao, qui enseigne le droit à l’Université de gestion de Singapour, s’interroge sur l’élargissement des pouvoirs relevant de l’exécutif :

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