Bruno Ferrari est pompier à Bruxelles depuis 26 ans et délégué SLFP. Selon lui, le manque d'effectif force les pompiers à être à flux tendu. 'Il y a un trop plein', dit-il. 'On a de plus en plus d'interventions conséquentes. Les morts, les blessés... on peut gérer ça. Mais il faut un roulement dans le personnel. Quand on est constamment en première ligne et qu'on on y fait face tout le temps, ça ne va plus', explique-t-il. 'On a une charge mentale et physique qui est extrême.
On ne tiendra bientôt plus', ajoute-t-il. Une forme de désespoir dans la profession Cette situation pèse depuis longtemps selon Pierre Adams, pompier et délégué syndical CGSP. 'Il y a une forme de désespoir dans la profession à cause de l'accumulation', explique-t-il. 'A cause de cela, les pompiers ont même fait grève. Il faut savoir que c'est très dur pour un pompier, car il sait que son absence peut avoir un impact énorme'. 'Le pompier va mal.
Les politiques doivent s'en rendre compte', souligne de son côté Frédéric Leroy, mandataire permanent SLFP. Selon lui, il manquerait 200 pompiers à Bruxelles. Tous espèrent que les promesses d'embauches suite à la greve de juillet seront tenues et préviennent des risques de futurs accidents si la situation reste inchangée.






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