"Pendant des mois, la Fifa a refusé de nous aider, jusqu'à ce qu'on me fasse savoir verbalement pendant la Coupe du monde que si je soutenais Infantino, cela aiderait grandement notre fédération". Sur son compte X, le président de la Fédération jordanienne de football, Ali ben Al Hussein, a dénoncé, mardi 4 août, un "chantage" auquel il "refuse de céder".

A sept mois du scrutin présidentiel de la Fifa, en mars 2027, les affaires ne s'arrangent pas pour son président candidat à sa réélection, Gianni Infantino. À lire aussi Pression de l'UEFA, démission de son conseiller principal, fédérations qui retirent leur soutien... Pourquoi la réélection à la tête de la Fifa promise à Gianni Infantino est-elle en danger ?

"Nous sommes un petit pays avec un budget minimal pour notre fédération", explique Ali ben Al Hussein, dont l'organisation connaît des soucis économiques. "Nous sommes taxés par le gouvernement américain via la Fifa pour notre participation (à la Coupe du monde).

Ce n'était pas le cas pour ceux qui ont joué et installé leur camp de base au Canada et au Mexique, mais nous avons eu la malchance d'être aux Etats-Unis, donc maintenant nous faisons face à des coûts énormes en taxes pour avoir participé", abonde-t-il. There is no shortage of issues regarding FIFA. Let me start by clarifying what some of these are from an FA perspective, in particular that of Jordan going into a World Cup for the first time.

— Ali Al Hussein (@AliBinAlHussein) August 4, 2026 Le président de la fédération jordanienne assure également que son association n'a pas encore touché "les primes de récompenses" de ses joueurs pour la Coupe arabe, qui a eu lieu en décembre au Qatar, et qui est organisée par la Fifa.

"L'argent que notre équipe devait recevoir pour avoir atteint la finale n'a pas encore été versé, alors qu'en même temps, la Fifa se vente des milliards de dollars qu'elle a en réserve", dénonce-t-il. C'est dans ce contexte qu'il aurait été approché pour apporter son soutien à Gianni Infantino, en échange d'une aide. "Nous sommes fiers en Jordanie de défendre des valeurs éthiques.

Nous ne l'avons pas soutenu auparavant, et certainement pas maintenant", conclut Ali ben Al Hussein, qui a par ailleurs demandé que les votes ne soient plus secrets lors de l'élection présidentielle de la Fifa, pour plus de transparence. "Cela constituerait une protection pour chaque association membre, qui pourrait être sous pression pour prendre une décision basée sur une coercition en coulisses, comme cela s'est produit par le passé", assure-t-il sur X.