Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. C'est un voyage dans le temps, au son des galoubets et des tambourins. Dans le Var, à Saint-Julien-le-Montagnier, les habitants ont revêtu leurs costumes d'autrefois pour faire revivre les traditions paysannes de Provence et célébrer les moissons. "Quand vous regardez la machine, vous êtes projeté dans le siècle dernier", commente un homme. La machine est une batteuse, qui date de 1930.
Petit-fils de paysan, Fabien Pontier, membre de l’association de la fête des moissons d’antan, est électricien. Mais il aime reproduire les gestes de ses ancêtres. "Là je suis en train de mettre la paille dans la batteuse, pour sortir des bottes et récupérer le blé", explique-t-il. "C'est bien qu'on puisse voir comment ça marchait avant, et que c'était quand même efficace à l'époque", admet une femme.
L'importance des animauxLa machine tourne comme au premier jour grâce à un passionné. "C'est le résultat final, on voit que le grain est relativement propre, prêt à donner aux animaux. On fait honneur à nos anciens en ressortant ce vieux matériel", montre Yves Philibert, le responsable des démonstrations agricoles. Pour retrouver les pratiques d'autrefois, il faut aussi compter sur les animaux. À l'époque, les ânes étaient les fidèles compagnons des paysans.
"Vous avez déjà entendu, j'imagine, l'expression 'un âne bâté'. On ne sait pas toujours ce que ça veut dire, mais un âne bâté, c'est un âne qui porte un bât. Donc ça, c'est leur matériel traditionnel de portage. On pouvait mettre des paniers, des sacoches, attacher du bois, aller chercher son eau", explique une participante. Peu à peu, les animaux ont laissé place aux machines, comme des tracteurs anciens, dont certains remontent aux années 50.
"Les tracteurs, ça nous sort un peu de nos villes. On vient se recueillir un peu à la campagne", confie un homme. "Ça représente le monde d'avant, en fait. Clin d'œil à Marcel PagnolMais la vie d'avant ne se résumait pas seulement aux travaux des champs. Ici, clin d'œil à Marcel Pagnol et la Provence. La partie de cartes du film Marius se rejoue sur ce champ.
"J'ai été sur les chars quand j'étais petite avec mes grands-parents, du coup je suis très contente que ma fille le voit ici", glisse une participante. L'esprit d'autrefois se retrouve aussi dans les danses et les costumes. "On a un tablier pour protéger la jupe. On a évidemment des dessous rayés. Parce qu'avec le champ, on se salissait, donc on ne pouvait pas mettre des tenues blanches", explique une femme.
"On fait vivre les vêtements de nos grands-mères, de nos arrière-grands-mères. C'est du coton, c'est de la dentelle qui est faite à la main, qui est brodée. C'est vraiment une fierté de montrer un savoir-faire", avance une autre. Le blé au cœur de la fêteLe blé est au cœur de la fête, malgré des récoltes moins généreuses cette année à cause de la sécheresse. Mais pas question pour autant de renoncer aux traditionnels banquets à l'ancienne.
"On est venus ici pour s'enrichir de souvenirs provençaux et c'est ce qu'on trouve, donc on est extrêmement ravis", glisse un homme attablé. Le temps d'une journée, Saint-Julien-le-Montagnier a renoué avec ses racines paysannes. Une mémoire qui se transmet de génération en génération.
%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F16%2F6a81ac09d59e6905578189.png&w=1600&q=75)
%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a84c4a7c1981148298424.jpg&w=1600&q=75)

%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a847a66b83e3423258792.jpg&w=1600&q=75)


%3Aquality(50)%2F2026%2F06%2F29%2F6a4233d792dec910376203.jpg&w=1600&q=75)