"Il faut une réponse ferme et résolue" contre le narcotrafic, plaide sur franceinfo, mercredi 22 juillet, Michaël Delafosse, le maire PS de Montpellier, lui-même déjà menacé en 2025, alors que le maire d'Alès Christophe Rivenq a été exfiltré de chez lui par le Raid dans la nuit de lundi à mardi, quelques jours après avoir reçu des menaces de mort de la DZ mafia, et qu'il est placé sous protection policière.

À lire aussi "Une connexion s'est faite avec des gangs locaux" : à Alès, l'extension de la DZ Mafia n'est pas nouvelle "Des choses ont été faites, précise l'édile montpelliérain, mais on voit bien que là, il y a une réalité qui devient très inquiétante". Il réclame "davantage de moyens" pour l'autorité judiciaire, "pour enquêter sur les têtes de réseaux", que les services de police et de gendarmerie "aient davantage de moyens pour investiguer".

Il "ne faut pas céder à la peur"Le maire de Montpellier dénonce les commerces préemptés par les narcotrafiquants : "Ils viennent avec l'argent liquide, ils intimident un commerçant qui détient un bail et ils le rachètent en petites coupures. D'un seul coup, vous avez un commerce qui est ouvert 24 h sur 24 et qui devient un lieu du blanchiment", regrette-t-il.

Michaël Delafosse demande que "de la même manière qu'un maire donne son avis pour ouvrir ou empêcher la construction d'un centre commercial en périphérie, on puisse donner un avis favorable ou défavorable à une activité commerciale dans notre ville". Il estime qu'il "ne faut pas céder à la peur, il faut continuer ce combat, c'est fondamental, insiste-t-il. Il nous faut tenir".

L'édile socialiste appelle à "la mobilisation de tous", une mobilisation "d'ampleur pour que la société fasse bloc et que nous fassions tomber ces réseaux", conclut-il.