Les Pyrénées sont son terrain de jeu préféré, et le Tour de France est sa propriété. A l'arrivée, le Slovène avait beau avoir l'air très pâle, voûté sur sa monture pour récupérer, son sourire est vite apparu : il a éparpillé la concurrence, reléguée jeudi à 2'38 pour son premier concurrent, Jonas Vingegaard (Team Visma I Lease a bike), les autres une vingtaine de secondes encore derrière. La démonstration de Tadej Pogacar !
Parti dans le col du Tourmalet, Tadej Pogacar s'impose lors de cette 6e étape et fait coup double, en reprenant le maillot jaune ! Jonas Vingegaard concède plus de 2 minutes sur son rival et passe la ligne à la 2eme place. 3min Le champion du monde avait bien choisi son moment pour taper du poing sur la table. À la sortie d'un tunnel ombragé, Tadej Pogacar a semé la panique chez ses poursuivants à cinq kilomètres du sommet du col du Tourmalet.
Emmené par son coéquipier Isaac del Toro, le Slovène a brutalement accéléré. Lui a filé seul pour conclure une journée parfaite et décrocher sa 23e victoire d'étape sur le Tour, sa 11e dans ce massif qu'il affectionne tant. "Je ne m'attendais pas à des écarts aussi grands et à reprendre le maillot jaune.
Cela confirme qu'on a fait une bonne préparation pour ce Tour, et qu'on peut être plus détendus pour les prochaines étapes", a réagi le vainqueur du jour au micro de France Télévisions. Vainqueur de la première étape de montagne, Tadej Pogacar a marqué les esprits lors de cette 6eme étape. De nouveau maillot jaune, le Slovène est revenu sur sa course, au micro de Céline Rousseaux.
3min Dans l'aire d'arrivée, son équipe pouvait se congratuler d'une telle journée, avec des écarts énormes et trois maillots récupérés : le jaune à Torstein Traeen, tombé, le blanc à Mathias Vacek et celui à pois à Alex Baudin. Vingegaard a tenté avant de se résignerDans un scénario désormais très habituel, la formation Team UAE Emirates a placé sa fusée à étages en tête du peloton dès le col d'Aspin, premier morceau du jour.
Nils Politt et Tim Wellens ont d'abord écrémé les plus faibles. Puis Brandon McNulty et Adam Yates ont éviscéré les plus récalcitrants pour déployer l'attaque en duo du Slovène et du Mexicain une fois le maigre peloton rendu exsangue. "C'était le plan de faire une journée très dure. On avait mis une grosse croix rouge sur cette étape.
Maintenant tout le monde sait, Tadej a les meilleures jambes mais un Tour de France c'est très compliqué, beaucoup de choses peuvent se passer : il peut tomber, être malade. Avec trois victoires d'étapes en six jours, trois maillots distinctifs et deux coureurs sur le podium, la formation émiratie plane déjà, plus impitoyable que jamais. Jonas Vingegaard a longtemps été le deuxième homme, intercalé entre Pogacar et le groupe de poursuivants.
Mais il s'est mis dans le rouge et ne finit finalement qu'avec 19 secondes d'avance sur eux, mais 2'42 de débours sur Pogacar au général. Comme s'il était finalement bien plus proche d'eux que de lui. "Sur le Tourmalet, c'est juste les jambes. C'est comme ça, Tadej était plus fort", a reconnu son coéquipier Matteo Jorgenson. Seixas à sa place, et c'est déjà beaucoupDe son côté Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) a lui réussi son premier vrai test.
Le Français a terminé 5e de l'étape, avec tous les leaders, et pointe au 6e rang du général. "C'était très dur honnêtement. Ça allait plutôt pas mal, j'ai géré ma montée. Tadej était très fort, chapeau à lui. Je pense que j'étais à ma place au final", a commenté l'espoir de 19 ans, assailli de médias. 5eme de l'étape, à 2'57" de Tadej Pogacar, Paul Seixas a vécu sa 1ere grande étape sur le Tour de France. Réaction du Français, quelques minutes après son passage sur la ligne.
0min Un peu plus bavard, son coéquipier Nicolas Prodhomme en a dévoilé davantage. "Ça montre qu'il est en cannes, et ça laisse espérer de belles choses. On arrive à bien le gérer pour qu'il contrôle ses cartouches car c'est vrai que trois semaines, c'est la première fois, mais je ne suis pas du tout inquiet", s'est félicité celui qui fut son dernier coéquipier à abdiquer dans le Tourmalet.
Il n'aura fallu attendre qu'une étape de haute montagne pour que ce Tour de France se décante au classement général. Tadej Pogacar est, sans surprise, seul dans sa galaxie, mais la lutte derrière s'annonce féroce. Tous devraient se battre pour être son dauphin, mais c'est peut-être bien son valet, Isaac del Toro, qui ravira cette place. "On espère qu'il soit deuxième mais le premier objectif, c'est que Tadej soit en jaune à Paris", a rappelé Tim Wellens.
Pour l'instant, le plan ficelé se déroule sans accroc.






