Toutefois, le rapport se garde de tirer des conclusions définitives. Le rapport compare la couverture médiatique espagnole et marocaine, soulignant que la question ne se limite plus aux réseaux sociaux espagnols.
Pour les enquêteurs, le facteur le plus déterminant n'est pas la taille de ces groupes, mais les schémas récurrents identifiés : références répétées à la date du 15 août, mention des mêmes lieux géographiques, discussions sur l'organisation de la traversée et persistance de ces messages sur plusieurs jours. Le rapport qualifie la campagne en ligne de décentralisée.
Sur la base des éléments en libre accès examinés, la Garde civile a indiqué ne pas avoir pu identifier les responsables de la promotion de cette campagne. Toutefois, le rapport écarte l'hypothèse d'une campagne spontanée. Toutefois, Bruxelles a appelé à la prudence, soulignant que bon nombre des informations circulant en ligne « n'ont pas été vérifiées » et que la situation globale reste « floue ».
Cette législation impose aux grandes plateformes numériques et aux moteurs de recherche d'évaluer et d'atténuer les risques systémiques pour la sécurité publique. L'Espagne n'a cependant pas activé le mécanisme de crise prévu par le DSA, qui permettrait une coordination renforcée avec les plateformes.






