Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. La chorale de Saint-Denis espérait bien entonner cette mélodie pour son prodige tricolore. Une toute première Marseillaise pour le premier titre européen du roi Léon. Il a maîtrisé son sujet en deux allers-retours vers l'éternité. Un 200 mètres papillon débuté sans excès de vitesse jusqu'à la mi-course, au moment où le public commence à se demander pourquoi il ne caracole pas en tête.

Et le public s'enflamme quand il accélère enfin pour s'envoler inexorablement vers sa couronne. "Je n'étais pas sûr de pouvoir le faire, pas sûr de pouvoir faire le papillon, pas sûr de pouvoir faire le crawl. Au final, je pense que j'ai persévéré. Je me suis dit que c'était quand même une belle compétition. C'était en France en plus, donc j'en ai profité. Et là, de gagner avec ce temps-là, c'est canon.

Une première couronne européenne à domicilePour son grand retour en individuel après sa blessure, il y a un mois et demi, Marchand n'a pas battu de record du monde, comme beaucoup l'espéraient. Micro-déception dans un océan d'émotion. "Ça nous met les poils, c'est trop bien. Franchement, ça fait trop plaisir de voir ça", confie une supportrice.

Avant d'entrer au Panthéon, Léon Marchand se présentera dimanche soir en maillot de bain pour une autre finale, le 400 mètres nage libre.