Cette réévaluation de la situation fait suite à "un début d'année moins favorable qu'anticipé". Le gouvernement a annoncé, mardi 7 juillet, baisser sa prévision de croissance pour la France de 2026. Elle s'établit désormais à 0,7%, contre 0,9% en avril.
Le ministre de l'Economie, Roland Lescure, a notamment évoqué "la loi spéciale", "la situation internationale, notamment le conflit au Moyen-Orient" pour justifier cette prudence, et ce, "même si les signaux sur l'inflation et la consommation sont plus encourageants".
À lire aussi Le gouvernement annonce qu'il compte faire 3 milliards d'euros d'économies supplémentaires sur le budget de l'Etat et de la Sécurité sociale Cette nouvelle prévision est dans la lignée de celles de l'Insee, du Fonds monétaire international et de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui tablent aussi sur 0,7% cette année. La Banque de France anticipe pour sa part une croissance de 0,5%.
L'objectif concernant le déficit public fragiliséAvec cette révision, l'objectif d'un déficit public de 5% du produit intérieur brut (PIB) en 2026 que s'est fixé le gouvernement se révèle "difficile à atteindre", mais tout sera fait pour "s'en rapprocher au maximum", a déclaré Roland Lescure lors d'un point-presse.
Lors d'un comité d'alerte des finances publiques réuni mardi sous la houlette du Premier ministre, le gouvernement a par ailleurs annoncé 3 milliards d'euros de nouvelles coupes budgétaires pour l'État et la Sécurité sociale, qui s'ajoutent aux 6 milliards déjà annoncés en avril. La forme de ces économies (gels ou annulations de crédits) sera décidée ultérieurement, a précisé le ministère de l'Economie.

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