Répondant à une demande de l'opposition qui vient d'engager des pourparlers avec le pouvoir, le Venezuela a annoncé vendredi 14 août la remise en liberté de plus de 130 prisonniers politiques, parmi lesquels une femme accusée d'un attentat au drone contre l'ex-président Maduro.

La cheffe de la délégation de l'opposition, Dinorah Figuera, s'est engagée jeudi à œuvrer pour la libération des prisonniers politiques après un premier cycle de négociations avec le gouvernement intérimaire.

Ce dialogue, parrainé par Washington, survient sept mois après la capture de Nicolas Maduro par l'armée américaine, après plus d'un quart de siècle de pouvoir chaviste, la doctrine d'inspiration socialiste du président Hugo Chavez (1999-2013).

Dans un communiqué publié vendredi, le gouvernement a annoncé l'"octroi de mesures alternatives à la privation de liberté pour un total de 131 personnes qui se trouvaient sous régime de détention, en raison de leur participation présumée ou avérée à la commission de délits prévus par l'ordre juridique vénézuélien".

Malgré la libération de centaines de prisonniers politiques depuis le 3 janvier, le Venezuela en comptait encore plus de 380 avant l'annonce de vendredi, selon Foro Penal, l'ONG qui les défend. Leur sort est devenu un enjeu majeur de la transition engagée depuis la capture de Nicolas Maduro.