Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, n'est toujours pas apparu en public depuis sa nomination en mars. "Sa présence constitue, quoi qu'il en soit, un atout majeur pour nous, qui nous permet de continuer", a toutefois ajouté le dirigeant lors d'une allocution diffusée à la télévision.
À lire aussi "Rendre visible un visage, c'est rendre visible l'Etat lui-même" : en Iran, la mise en scène d'un guide suprême caché Blessé lors de l'offensive, qui a aussi tué de nombreux responsables iraniens, Mojtaba Khamenei ne s'exprime depuis sa désignation que par des communiqués qui lui sont attribués. Sa discrétion, malgré les affrontements avec les Etats-Unis, a suscité des spéculations sur ses relations avec d'autres hauts représentants iraniens.
Son absence aux funérailles de son père, au mois de juillet, avait également suscité des interrogations sur son état de santé voire son éventuel assassinat. À lire aussi Un régime plus morcelé, les Gardiens de la Révolution renforcés, un guide suprême invisible... Qui dirige aujourd'hui l'Iran ? Massoud Pezeshkian a toutefois tenu à défendre l'ayatollah, déclarant qu'il l'avait reçu avec "gentillesse et une logique très solide" lors de réunions.
La répression se poursuit dans le pays. Depuis le début de l'année, 886 exécutions ont été recensées par l'ONG Iran Human Rights. "Il y a jusqu'à deux pendaisons par jour, chaque matin, au moment de l'appel à la prière", a déclaré à franceinfo une habitante d'Ispahan. "Depuis le début de la guerre, la situation empire. Il y a toujours eu des exécutions mais jamais à ce point. "
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