Les gouvernements du Nigeria et du Ghana ont été les plus véhéments dans leurs critiques de la manière dont le gouvernement sud-africain a géré ces manifestations xénophobes. Les tensions étaient palpables cette semaine lors d'une rencontre entre de hauts responsables d'Abuja et de Pretoria au ministère nigérian des Affaires étrangères.

Le 31 juillet au matin, l'étape de Lagos, programmée pendant la période des festivités de fin d'année connue au Nigeria sous le nom de "Detty December", a disparu du calendrier figurant sur le site internet de l'artiste. Une recrudescence de la violenceL'Afrique du Sud, première économie du continent, est depuis longtemps une destination pour les travailleurs africains, en situation régulière ou sans papiers.

Les autorités sud-africaines affirment qu'au moins quatre ressortissants étrangers ont été tués dans des attaques liées aux manifestations anti-immigrés. Plusieurs gouvernements africains, qui ont rapatrié leurs ressortissants, avancent toutefois un bilan plus lourd.

Plus de 160 000 personnes ont quitté l'Afrique du Sud depuis fin mai, selon un décompte de l'AFP établi à partir des chiffres communiqués par les gouvernements africains ayant organisé des rapatriements, dont environ 1 500 Nigérians.