Ce n’est qu’après la dénonciation publique des faits que l’orchestre La Bella Luz a écarté le directeur musical, responsable d’attouchements sur sa chanteuse principale. L’affaire survient dans un contexte sensible concernant les droits des femmes au Pérou, dont la nouvelle présidente, Keiko Fujimori, est connue pour ses positions hostiles au droit à l’avortement et à ses relations tendues avec les mouvements féministes.
Une capture d’écran de l’émission Magaly TV, qui a révélé l’agression sexuelle dont a été victime la chanteuse Naldy Saldaña. Capture d’écran Magaly TV Partager Écouter l’article Ajouter aux favoris La vidéo diffusée dans les médias péruviens ne laisse guère de place aux interprétations. On y voit Naldy Saldaña, principale chanteuse du célèbre orchestre de cumbia péruvien La Bella Luz, subir des attouchements répétés et insistants de la part de celui qui occupait alors la fonction du directeur musical du groupe, César Sánchez Chavesta, qu’elle essaie de repousser à plusieurs reprises alors qu’il l’enlace et l’embrasse de force.
Dans un pays où la violence contre les femmes a longtemps été banalisée, et où plus d’une femme sur deux dit avoir subi des violences de la part de son conjoint ou ex-conjoint (52 % en 2024, contre près de 77 % en 2009), “ces images ont scandalisé les Péruviens et déchaîné une vague d’indignation sur les réseaux sociaux” , souligne El País América .
Les faits remontent au mois de juin, mais ils n’ont été révélés que ce 4 août, lors d’une émission de télévision, Magaly TV , après l’annonce du départ de la chanteuse du groupe. Celle-ci a expliqué que durant tout ce temps, elle n’a reçu aucun soutien des dirigeants et du fondateur du groupe, cousin de l’ex-directeur musical. Pis, elle affirme qu’elle a dû supporter le harcèlement sexuel du directeur musical pendant des mois sans qu’aucune mesure ne soit prise pour garantir une ambiance professionnelle sûre
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Article réservé aux abonnés Témoignage. Irak : Kawthar, 15 ans, assassinée par sa famille parce qu’elle a “voulu vivre”

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